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Lèv la tèt dann fènwar
Erika EtangSalé (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 00h51
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Jean-René est un ancien ouvrier venu travailler en France métropolitaine à l’âge de 17 ans. Enrôlé dans le cadre du BUMIDOM, le retraité n’a jamais délivré son histoire. Sa fille cinéaste entreprend de retisser les liens invisibles qui les relient tous les deux à La Réunion, par-delà l’océan et le temps. Derrière l'acronyme BUMIDOM, Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d'outre-mer, le déplacement de plus de 170 000 travailleur·ses depuis les territoires ultramarins. Organisée par le gouvernement français de 1963 à 1981, cette immigration économique d’Antillais, de Guyanais et de Réunionnais a profondément affecté la démographie ultramarine. Pour ces nombreux jeunes hommes et quelques femmes, l’épopée a pris la forme d’un aller parfois sans retour. La coupure brutale avec leur famille ne s’est pas toujours cicatrisée. Derrière les images heureuses de la vie en métropole de Jean-René entrevues dans le film, l’interrogation sur son identité entre ici et là-bas, semble perpétuelle. Érika Étangsalé est plasticienne. Elle questionne par le cinéma son patrimoine ultramarin, hérité de son père et la nostalgie d’une vie laissée derrière soi. Elle travaille cette mélancolie en convoquant l’imaginaire visuel des paysages intérieurs de l’Île volcanique. La présence palpable de la nature est dans son film un véhicule de la confession, une matière propice à la mise en récit des souvenirs. Si Jean-René n’a pas d’amertume, sa fille est partie là-bas chercher des réponses. À la Réunion, elle a rencontré des hommes silencieux et d’autres avec qui elle partage une certaine forme de colère et de tristesse, “un sentiment d’irrésolu” comme elle le dit joliment. Jean-René parvient finalement à transmettre à sa fille les fragments d’une histoire occultée par l’esclavage. Comme le patronyme Étangsalé le suggère, leurs ancêtres ont sans doute été ces esclaves marrons, réfugiés dans les fières montagnes de l'île. Mais seuls désormais, les rêves en gardent encore la mémoire.
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La Guerre des centimes
Nader Samir Ayache (Réalisateur)
Date : 2019 - Durée : 00h37
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La Guerre des centimes retrace, le temps d’une livraison, la vie de deux coursiers à vélo à Paris. À travers le double portrait d’Omar et Marwenn, nous découvrons le quotidien de beaucoup de jeunes travailleur·ses, étudiant·es ou en reconversion professionnelle, français·es ou étranger·ères, qui prennent chaque jour des risques pour quelques euros. Pour filmer le quotidien des coursier·ères à vélo, Nader S. Ayache ne s’économise pas. À califourchon sur sa monture, le nez collé à son guidon, le réalisateur nous emmène dans le milieu fermé des livreur·ses. On leur a vendu d’être « leurs propres patron·nes », des horaires souples et des revenus conséquents. Cependant, le « travailler plus pour gagner plus » n'a pas l’air de relancer l’ascenseur social et l’ubérisation du travail semble plutôt bénéficier aux plateformes qu’à leurs employé·es – enfin, « entrepreneur·ses ». Entre des travailleur·ses nombreux·ses et facilement remplaçables, la solidarité est mise à l'épreuve par la concurrence pour obtenir des courses à des prix de plus en plus faibles. Entraide et amitié subsistent toutefois, conduisant à des embryons de revendications et d’actions communes. Au-delà des images de mobilisation documentant un mode de vie aux lendemains incertains et la précarisation du travail, Nader S. Ayache intègre une indéniable générosité ainsi qu’une inventivité formelle au sein d’un premier film fauché mais riche en trouvailles. Le réalisateur manie notamment des gros plans rappelant ici la spontanéité de la Nouvelle Vague, ailleurs un split screen surprenant nous renvoyant au Nouvel Hollywood. Ainsi, dans une forme légère et libre, il humanise les forçats des plateformes, montre leur débrouillardise et raconte des trajectoires singulières derrière les uniformes.
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Lindy Lou, jurée n°2
Florent Vassault (Réalisateur)
Date : 2017 - Durée : 01h24
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La vie de Lindy Lou Isonhood, épouse et mère de famille modèle, chrétienne convaincue de l'État du Mississippi, a définitivement basculé en 2006, lorsqu'elle a rencontré Bobby Wilcher, meurtrier de deux femmes, qu'elle a condamné à mort douze ans plus tôt, en compagnie de onze autres jurés. Prise dans le tourbillon d'un procès bâclé, ellle se souvient d'avoir quitté le tribunal en courant à l'énoncé du verdict. Depuis, une question revient sans cesse mettre à mal sa vie bien réglée entre son mari, ses deux enfants, la prière et le barbecue dominical : "Suis-je une meurtrière parce que j'ai condamné quelqu'un à mort en tant que jurée ?" Bien des années après la mort de Bobby, Lindy Lou conserve toujours le journal qu'il écrivait en prison et la lettre qu'il lui a écrit le jour de son exécution. Son fils confesse s'être inquiété des sentiments qu'éprouvait sa mère pour Bobby, un attachement si fort que les gens alentour pensaient qu'une relation amoureuse s'était nouée entre le condamné et celle qui avait voté la mort, en mettant son bulletin de vote dans un chapeau, comme c'était la coutume à l'époque dans cet état du Sud des États-Unis. Le mari de Lindy considère avec indulgence le comportement de son épouse, sans toutefois afficher beaucoup d'empathie. Devant la caméra, il préfère exhiber ses trophées de chasse et les espaces bien rangés de sa confortable demeure. Le même accueil, poli et phlegmatique, attendra Lindy Lou lorsqu'elle se présentera chez les autres jurés du procès de 1994. Certains, les plus chaleureux, l'accueilleront autour de la traditionnelle "cup of tea" et partageront sa souffrance, d'autres la recevront entre deux portes, sûrs d'avoir pris la bonne décision à l'époque. D'autres encore n'accepteront pas de la voir. Dans cet état conservateur, longtemps ségrégationniste et fermement adepte des armes à feu, une petite voix, courageuse et opiniâtre, s'est fait entendre contre la peine de mort.
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Des bobines et des hommes
Charlotte Pouch (Réalisateur)
Date : 2017 - Durée : 01h07
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Au coeur de l'été 2014, Olivier Lousteau tourne une comédie romantique à l'usine textile Bel Maille de Riorges (Loire), "La Fille du patron". Les ouvriers se prêtent de bonne grâce au jeu de la figuration, tandis que dans le même temps, ils apprennent que leur entreprise a été mise en redressement judiciaire. À peine la magie du cinéma s'éteint-elle que la lutte commence. La réalisatrice Charlotte Pouch, restée sur le champ de bataille, s'apprête à passer six mois au contact des employés qui découvrent petit à petit les agissements occultes de leur patron, déjà impliqué dans des faillites frauduleuses. Au rebours des films témoins des luttes sociales, qui se focalisent généralement sur l'action collective et les coups de force, ce documentaire s'attache à révéler l'humanité de personnes, souvent dépassées par les événements, à travers leurs doutes et leurs fragilités. Si l'héroïsme des uns n'est pas particulièrement exalté, la noirceur des autres n'est pas pour autant passée sous silence. À cet égard, la mise en cause sans ambiguïté des agissements de l'encadrement lève absolument tous les doutes sur la nature du message que le film veut délivrer.
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Une vie contre l'oubli
Kita Bauchet (Réalisateur)
Date : 2016 - Durée : 01h06
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Presque inconnu en France, le journaliste et réalisateur André Dartevelle a été une personnalité importante de la télévision outre-Quiévrain, un grand reporter de la Radio-télévision belge (RTBF), un homme « en résistance », filmé au crépuscule de sa vie, occupé à la rédaction de ses mémoires, qu’il dicte ("Si je meurs un jour. Mémoires". Éditions du Cerisier, 2015).La réalisatrice Kita Bauchet a fait le choix de donner la première place au travail de Dartevelle, à travers de nombreux et longs extraits qui sont commentés par le réalisateur et participent de la dramaturgie du film. Des proches et des compagnons de route (Hugues Le Paige, Luc Dardenne) viennent aussi témoigner et parler du contexte des années 1970 et 1980, quand la RTBF pouvait s’enorgueillir d’une réputation de tête chercheuse, ouverte à tous les sujets, indifférente à « l’audimat ». C’est dans cette ambiance de liberté, favorisée par l’évolution rapide des matériels de tournage (caméras légères et son synchrone) que Dartevelle multiplie les déplacements sur le terrain, au plus près de la vie des ouvriers et ouvrières wallons (extrait de "Une femme, des machines"), aux côtés des grévistes, dont il suscite et recueille la parole. Son cycle de la parole ouvrière s’achève sur la dénonciation du chômage et de la pauvreté (extrait de "Chômeur, pas chien !"). À partir de 1975, il part au Proche-Orient comme reporter de guerre, collaborant avec le cinéaste palestinien Michel Khleifi (extrait de "La Route d’El Naïm"). Enfin, il se tourne vers le passé, réveillant la mémoire de l'occupation allemande de la Belgique et de l’engagement de son père, torturé par la gestapo dans une cave à Bruxelles (extrait de "À mon père résistant").Très engagé et doté d'une grande sensibilité, Dartevelle dévoile les contours de sa méthode d’approche des "acteurs" de ses films : «J’essayais d’établir entre nous une secrète entente, une connivence qui passe non seulement par les regards, mais aussi par une certaine musicalité de la voix, comme si je les prenais par la main pour les attirer vers moi.» Une belle profession de foi pour un beau parcours à l’intérieur de la télévision belge d’hier.
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Un chant nègre, Léopold Sédar Senghor
Jean-Denis Bonan (Réalisateur)
Date : 2006 - Durée : 00h52
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Portrait du poète francophone et homme d'État sénégalais Léopold Sédar Senghor, réalisé à l'occasion du centenaire de sa naissance. Le film se présente comme un récit biographique et raconte, par un tissage d'archives filmées et photographiées de lieux, de scènes et de personnages rencontrés aujourd'hui, le combat de Léopold Sédar Senghor, chantre inspiré de la négritude: sa naissance et son enfance à Joal, petite ville du pays Sérère, au bord de l'Atlantique, sa scolarité au collège Libermann de Dakar, puis ses années d'études universitaires à Paris, où en 1935, il est reçu à l'agrégation de grammaire. En février 1940, il est affecté dans un régiment d'infanterie coloniale, fait prisonnier au mois de juin de la même année, puis libéré en 1942 pour raison de santé. En 1945, il est élu député des campagnes sénégalaises. Il publie "Femme nue, femme noire" qui va devenir une sorte d'hymne de la négritude. En septembre1960, Senghor est élu président de la République du Sénégal. Il le demeurera pendant vingt ans jusqu'à ce qu'il quitte volontairement le pouvoir pour laisser sa place à Abdou Diouf. Il s'installe alors en Basse-Normandie: l'homme de pouvoir s'est effacé derrière le bureau du poète. Tout au long de ce parcours, et qui le jalonnera, les témoignages et les hommages d'artistes et d'écrivains qui l'ont connu, aimé et soutenu dans son combat. Tel le poète mauricien Edouard Maunick: «La négritude, c'est le retour à l'aube de l'homme, à l'initial de ce qu'il est». Ou Doudou Ndiaye Rose, virtuose de la percussion Sabar: «Pour être nègre, il faut aimer notre patrimoine er notre culture». Ou encore Amadou Lamine Sall, fondateur de la Maison africaine de la Poésie Internationale et l'un des plus importants poètes de l'Afrique francophone contemporaine. Quant à la jeune génération, elle aussi admiratrice du grand poète, elle sera représentée par le sculpteur sénégalais Ndary Lo, le danseur Papa Sy et le chanteur Maïssa M'Baye. Visionnaire, Senghor aura exprimé mieux que personne les vertus du métissage, la vocation des cultures à s'interpénétrer et à s'enrichir les unes les autres.
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Journal de septembre
Éric Pauwels (Réalisateur)
Date : 2019 - Durée : 01h20
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Dans un journal cinématographique, il est d’usage d’entendre la voix du réalisateur explorer ses pensées. Le narrateur de «Journal de septembre» est de prime abord silencieux. Les premiers mots du film sont rédigés à la machine à écrire. Titrage qui se répétera tout du long, une manière d’établir une chronologie, de chapitrer le film comme un roman. Septembre débute en musique. Dans plusieurs séquences, celle-ci invite à l'introspection et convoque un passé presque primitif, comme un écho des chants du monde. Ce n'est qu'au bout de dix minutes que la voix d'Éric Pauwels s’élève enfin, pour raconter le récit d'un autre... Le spectateur est trompé par un «jeu du je». Le journal devient littéraire, comme un roman inachevé. Entre digressions et enchâssements de récits fragmentaires, la parole est l’élément déclencheur de la fabulation. Ce personnage de conteur est sans doute révélateur de l'influence de Jean Rouch sur l'œuvre du réalisateur. Éric Pauwels a reçu une formation en ethnologie dirigée par le maître de la ciné-transe. Il filme Bali, puis s’attache à la danse avant de se fixer sur un cinéma plus proche de l'essai, dans l’interstice entre documentaire et fiction. Pour Jean Rouch, comme pour les «filmeurs» et «cinéastes du je», la caméra doit être incarnée. Le spectateur devine ainsi la présence d'Éric Pauwels malgré son apparente absence du champ. Quelques reflets, une main qui saisit, des tête-à-tête amicaux entretiennent le mystère sur le narrateur de ce journal plus imaginaire qu'autobiographique. Impressionniste, Éric Pauwels dépeint la fugacité de l’existence et livre un rapport sensible au réel qui passe par une synesthésie des sens. Des images sensorielles, chatoyantes, stimulent notre regard : peaux nues, feuilles d'automne, cimetière ensoleillé... S'ajoutent la mélodie d'un piano, le son d'une cornemuse, des anecdotes et des légendes. Autant de moments capturés, de fragiles instants assemblés. Les petits riens et grands bonheurs d'un artiste : la peinture, les livres, les acteurs, les bestiaires... À travers une réflexion sur l’eucharistie et la disparition, le journal se découvre une vocation posthume, tandis qu’Éric Pauwels semble s’interroger sur la vocation spirituelle de l’art. Il frôle la réalité, ce qu'elle contient de magique, de mystérieux, voire de mystique. Autoportrait, essai, fiction ? Ce film de Pauwels est surtout un bijou poétique qui ne relève pas tant de l’intime que de l’universel besoin d’accéder à la beauté.
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Une leçon particulière de musique avec Nikita Magaloff
Thierry P. Benizeau (Réalisateur)
Date : 1989 - Durée : 00h52
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«Ces leçons sont un moyen de faire connaître les œuvres musicales de l'intérieur, un moyen de les faire aimer » (Olivier Bernager). La leçon particulière de Nikita Magaloff est une visite, chez lui, dans sa maison de la région de Montreux. Cet illustre pianiste né à Saint-Pétersbourg, avant la révolution d'octobre, a traversé le siècle en jouant ses contemporains, Rachmaniroff, Ravel, Prokofiev, mais aussi en interprétant le répertoire classique et romantique avec rigueur et poésie. Sa mémoire phénoménale et sa parfaite intimité avec les œuvres en font un professeur recherché. Thierry Benizeau a filmé le maître lors de brillantes leçons d'interprétation avec de jeunes lauréats de concours internationaux. Nikita Magaloff et ses élèves travaillent: Chopin, Ballade n°2 en fa majeur ; Schubert, Impromptu n°2 en mi bémol majeur ; Schumann, Phantasiestücke. Nikita Magaloff joue lui-même la Barcarolle en fa dièse majeur de Chopin, l'Impromptu n°2 de Schubert et Tango, de Stravinsky.
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François Bourgeon, le passager du vent
Christian Lejalé (Réalisateur)
Date : 2006 - Durée : 00h52
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François Bourgeon est l’un des auteurs majeurs de la bande dessinée française. Traduits en une vingtaine de langues, ses albums se sont vendus par millions d’exemplaires dans le monde entier. Christian Lejalé l’avait filmé une première fois en 1985 pour un portrait de 26 minutes (« Un voyage immobile ») qui mêlait documentaire et fiction et s’attachait avant tout au travail du dessinateur. Vingt ans plus tard, il lui consacre un nouveau film intégrant une partie de celui qui avait été tourné en 1985 et de nouveaux entretiens filmés en 2005. L’artiste vit toujours dans la même maison, dans la baie d'Audierne, en Bretagne. A la fois scénariste et dessinateur, il évoque ses sources d’inspiration et raconte comment il crée et anime ses personnages. D’un coup de crayon, il ébauche un mouvement, esquisse une scène ; avec les couleurs, il recrée une atmosphère. Le film fait alterner des images de ciels bretons tourmentés, de vagues océanes, de plages infinies avec des planches d’album. Dans la deuxième partie du film tournée en 2005, il aborde avec une grande précision la gestation de l’album « Les Passagers du vent ». Pour évoluer naturellement dans le milieu des marins, il lit des centaines d'ouvrages, se documente au Musée de la Marine, fabrique une maquette de bateau, prend des photographies. Il évoque également la création du « Cycle de Cyann », série de science-fiction réalisée en collaboration avec Claude Lacroix. L’écriture du film est en parfaite harmonie avec l’art et l’imaginaire de Christian Bourgeon.
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Kateb Yacine
Kamal Dehane (Réalisateur)
Date : 1989 - Durée : 01h00
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Portrait du poète, romancier et dramaturge, Kateb Yacine (1929-1989). Au cours des différents entretiens qu'il accorde à Kamal Dehane, Kateb Yacine parle de ses origines, de son enfance, de son œuvre littéraire et de ses engagements politiques. Initiateur du renouveau du théâtre algérien en arabe parlé, il est également considéré, grâce à son roman "Nedjma" (Éditions du Seuil, 1956), comme le fondateur de la littérature algérienne moderne. Poète rebelle, il reste l'une des figures les plus importantes et révélatrices de l'histoire franco-algérienne.
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Miniyamba
Luc Perez (Réalisateur)
Date : 2013 - Durée : 00h14
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L'esprit de Miniyamba, Grand Serpent protecteur et tyran des villages décrit par la mythologie soninké d'Afrique de l'Ouest, irrigue l'histoire dessinée que raconte Luc Perez. C'est une histoire très contemporaine, triste car on y parle de mort et joyeuse car la musique de Moussa Diallo et les sons cristallins du n'goni résonnent tout au long du film. Comme les dizaines de milliers de personnes qui chaque jour dans le monde quittent leur terre natale, Abdu, un musicien malien, et le jeune Bakari rencontré en chemin ont decidé de gagner l'Europe. De Bourem (région de Gao) à Aguelhoc, au sud de Tessalit, en plein désert, le convoi brinquebalant des émigrés juchés sur le camion fait route vers la frontière algérienne, puis gagne le Maroc, Tétouan et Bel Younech, paradis des vacanciers devenu l'enfer des migrants, jusqu'à l'enclave espagnole de Ceuta. Ils ont dû abandonner leurs dernières richesses pour payer les passeurs, mais ce sacrifice ne les protège pas des embûches qui se multiplient sur la route : débarquement impromptu du camion lors du passage des frontières, longues marches à pied en plein désert, bivouacs, chaleur torride et froid glacial, lassitude des corps et des esprits et toujours, la dangerosité de la rapacité humaine, l'exploitation, la corruption. Comme dans la vraie vie, seul un très petit nombre réussira à franchir le double grillage barbelé qui sépare le Maroc de l'enclave et à passer en Espagne. Les autres mourront sur place sous les balles de la police ou seront refoulés dans le désert. Amoureux du blues (le film est dédié à Robert Johnson et à Ali Farka Touré), Luc Perez a voulu que la musique traditionnelle malienne sous-tende l'action du film et réchauffe l'image de ses accords envoûtants. Réhaussés et dynamisés par le flux musical, les dessins s'animent de couleurs vives et de textures soyeuses jusqu'à nous faire comprendre de manière explicite, sans jamais nous brusquer, la tragédie que vit une grande partie de l'humanité.
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Une leçon particulière de musique avec René Jacobs
Claude Mouriéras (Réalisateur)
Date : 1988 - Durée : 00h56
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«Ces leçons sont un moyen de faire connaître les œuvres musicales de l'intérieur, un moyen de les faire aimer » (Olivier Bernager). Le contre-ténor belge René Jacobs travaille avec deux de ses élèves de la Schola Cantorum de Bâle des airs d'opéras de Georg Friedrich Haendel. René Jacobs, qui a été un disciple d'Alfred Deller, est considéré comme le plus important contre-ténor de la fin du 20ème siècle. Sa maîtrise vocale et sa parfaite connaissance des styles baroques en font à la fois un interprète et un professeur recherché. Sa discographie imposante traverse plusieurs siècles d'histoire de la musique et tous les pays d'Europe. Il a interprété Scarlatti, Cesti, Monteverdi, Schütz, Bach, Cavalli. René Jacobs travaille avec ses élèves: Haendel, Alessandro et Flavio. On l'écoute, seul, dans la cantate Mi palpita il cor, de Haendel, où il chante, accompagné par Marc Hantay (flûte), Roel Dieltiens (violoncelle baroque), Yvon Repérant (clavecin).
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