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Découvrez Les Yeux Doc, un service de documentaires en Vidéo à la demande. Ce service est gratuit et accessible pour tous les abonnés des bibliothèques, ayant une carte de prêt en cours de validité. Le catalogue est constitué de plus de 300 documentaires issus du Catalogue national de films documentaires. Il est régulièrement enrichi par de nouveaux programmes.
Sélection Les Yeux Docs
Vidéo numérique
Laissez brûler
Date : 2019 - Durée : 01h25
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L’Hôtel Parque Dom Pedro, au centre de São Paulo (Brésil), héberge des centaines de personnes venant de la rue, souvent atteintes par des problèmes de drogues, issues des communautés les plus défavorisées du pays. Si un passé douloureux se glisse dans les conversations et charge les gestuelles et les regards de ses habitants, c’est tout autre chose qui se joue dans ce lieu. En délaissant la violence qui imprègne le moindre recoin, c’est la tendresse qui guide la cinéaste et fait vriller ceux qu’elle rencontre. D’une chambre à l’autre, les couples se font, se défont et s’arrachent. Dans un huis clos parfois éprouvant, la caméra de Maíra Bühler circule entre les chambres et se saisit d’une intimité offerte par les portes entrouvertes ou planquée dans les cages d’escaliers. La fragilité qui s’exprime est celle de la dépendance des uns aux autres. Ce qui ravage, c’est la peur de la solitude et les amours tumultueuses. Le bâtiment accueille un trafic d’émotions épileptiques. Sur le toit, loin de la rue qui les a fait morfler, peuvent, éloignés de ses vices, chanter en choeur ceux qui la surplombent. Plus bas, complètement possédé, un homme hurle son amour brûlant à une femme lors d’un appel téléphonique hallucinant. Dans la chambre d’à côté, un autre entonne un chant d’amour. Plus loin encore, une femme attend, seule dans un dortoir déserté, que celle qu’elle aime revienne. Le film réveille des liens et révèle un groupe rattaché à un abri fragile où les sentiments se tiennent chaud. (Extrait du catalogue Cinéma du réel 2019)
- Sujet
- Thème
- Titres liés
- Ici je vais pas mourir
- Langue
- portugais
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Toto et ses soeurs
Date : 2014 - Durée : 01h34
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Totonel, Andrea et Ana sont frères et soeurs et livrés à eux-mêmes entre un père absent, une mère en prison et des oncles toxicomanes. Dans une grande cité-dortoir gangrénée par l'insalubrité et les relents mortifères, comment s'en sortir quand on n'est encore qu'un enfant ? Sans misérabilisme, ni volonté de manipuler l'émotion du spectateur, Alexander Nanau délivre des images très dures et crues qui sont naturellement contrebalancées par l'innocencee et l'appétit de vivre du petit garçon et de la soeur cadette. Toto veille sur ses oncles en accompagnant de ses propos joyeux leurs "trips" nocturnes. Andrea, du haut de ses 15 ans, commence à vivre sa vie en dehors de la famille, s'efforçant de suivre les conseils des assistantes sociales du foyer où les deux enfants se réfugient pour apprendre à lire et écrire. Contre toute attente, cette volonté de s'en sortir va s'avérer payante. Andrea découvre les pouvoirs d'une petite caméra qu'elle utilise comme un instrument de mise à distance du quotidien. Toto découvre le hip-hop et progresse rapidement, tant son corps a besoin de bouger. Dans cet autre monde où vivent leurs parents, un monde qui n'est plus celui des vivants, la descente aux enfers s'accélère : la soeur aînée a plongé corps et âme dans la drogue et la mère, fraîchement sortie de prison, constate avec dépit que ses deux plus jeunes enfants ont définitivement échappé à l'emprise familiale.
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Mémorable
Date : 2019 - Durée : 00h12
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Mémorable, le mot qualifie en général un événement important dont on se souviendra longtemps. Dans l'histoire de Louis, artiste-peintre auquel André Wilms prête sa voix, et de sa femme Michelle, le mot prend un tout autre sens, celui de la perte progressive de la mémoire dûe à une maladie neuro-dégénérative. Bruno Collet, cinéaste d'animation rennais dont l'oeuvre oscille entre cinéma de genre ("Le Petit Dragon") et documentaire animé ("Le Jour de gloire"), a découvert dans l'oeuvre du peintre anglo-américain William Utermohlen, atteint de la maladie d'Alzheimer, l'inspiration visuelle de son film. Comme Utermohlen, qui s'applique à dessiner des autoportraits de plus en plus flous et monochromes, Bruno Collet symbolise la perte des fonctions cognitives de Louis par l'effacement graduel de Michelle, réduite à quelques taches de couleur au stade ultime de la maladie de son mari. De facture étonnament réaliste, le film met pourtant en scène des marionnettes de 30cm animées en "stop-motion". Cette technique très ancienne, popularisée dans les années quatre-vingt-dix par le studio Aardman de Bristol (Wallace et Gromit), est la technique favorite de Collet, qui fabrique lui-même les prototypes de ses personnages à l'aide d'une pâte à modeler aux propriétés particulières, la plastiline. Il fabrique aussi les décors et les objets parfaitement identifiables qui peuplent les différentes pièces de la maison, donnant aux spectateurs une impression de déjà-vu, de familiarité et de naturel, ce naturel que l'on retrouve dans les dialogues entre les différents personnages, toujours teintés d'humour. Oeuvre d'art à part entière, le rendu visuel du film s'inspire de quelques grands artistes du passé, Van Gogh surtout, mais aussi Giacometti, Hopper..., qui apportent une touche d'imaginaire bienvenue à une situation qui n'est que trop réelle.
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Vers le silence
Jean-Stéphane Bron (Réalisateur)
Date : 2018 - Durée : 00h09
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Pendant le tournage de son film documentaire “L’Opéra”, sorti au cinéma en avril 2017, Jean-Stéphane Bron a suivi pour la 3e Scène l'orchestre et le directeur musical de l’Opéra national de Paris, Philippe Jordan, dans le cadre des répétitions de la Symphonie n°9 de Gustav Mahler dont l’interprétation repose paradoxalement sur… Le silence. Plus connu pour ses films à thématique politique (Connu de nos services, L'Expérience Blocher), le réalisateur suisse a croisé la route d'un autre Helvète, qu'il qualifie de «sujet inépuisable en lui-même», le chef d'orchestre et directeur musical de l'orchestre de l'Opéra de 2009 à 2021. À la recherche d'une piste de travail pour le court métrage, il sollicite Philippe Jordan, rencontré à l'occasion du tournage de "L’Opéra", documentaire qui raconte depuis les coulisses, une saison à l’Opéra de Paris. Après un an de repérages et une saison passée dans les salles de l'Opéra, avec les chanteurs et les danseurs, Jean-Stéphane Bron a envie de filmer l'orchestre, qui se prépare en novembre 2016 à interpréter à la Philharmonie de Paris l'ultime symphonie de Gustav Mahler. C'est le maestro qui lui donne la clé du film: partir de la vérité de l'interprète, de sa vision de l'oeuvre, liée à la vie de Mahler: quatre mouvements symphoniques pour quatre chants d'adieu aboutissant au silence. Pour un projet de court métrage, Bron estime qu'il faut se concentrer sur une seule idée et c'est cette idée-là qui guide le montage, de répétition en concert et de sforzato en pianissimo: comment un chef parvient-il à conduire ses musiciens (et les spectateurs) vers le silence ? «Filmer Philippe Jordan tient du rêve éveillé. Il occupe le cadre, il déborde du cadre, il est à la fois totalement présent à la musique, et ailleurs, connecté à quelques forces invisibles.» (Jean-Stéphane Bron)
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Guru, une famille hijra
Laurie Colson (Réalisateur) - Axelle Le Dauphin (Réalisateur)
Date : 2015 - Durée : 01h14
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Au temps des dieux hindous, on raconte qu'un roi marié à une déesse s'est émasculé devant sa femme pour devenir femme à son tour. Les hijras, ni hommes, ni femmes, communauté transgenre traditionnelle de l'Inde, se revendiquent de cet acte fondateur et vont se prosterner et danser chaque année au pied du temple de la légende. Biologiquement, les hijras sont des hommes, eux-mêmes émasculés ou en attente d'une opération qui les réconciliera avec leur corps. Leur statut et leur prestige sont très liés à leur état physique, selon qu'ils sont hermaphrodites, émasculés ou porteurs d'organes génitaux mâles, ce dernier état étant le plus fréquent. Les deux réalisatrices ont suivi pendant plusieurs mois une famille de hijras d'Inde du Sud, de la région du Tamil Nadu , berceau des communautés transgenres. Elles sont huit "filles", recueillies par une guru, puissante matrone qui leur sert de mère, soeur, amie et, bien sûr, modèle. Sous sa direction, les hijras mendient dans la rue, dans les trains et rapportent le fruit de leur quête, qui n'est pas maigre puisqu'elles inspirent une certaine crainte aux hommes, ayant le pouvoir de bénir et maudire la population. Elles se livrent aussi à la prostitution, ce que le film n'aborde qu'en filigrane, préférant se concentrer sur la vie quotidienne et les relations parfois explosives de ces neuf femmes entre elles. Avec : Lakshmi Amma, la guru, Silky Preema, Priyanka, Trisha, Kuyili, Durga, Mahima, Vasundhara et Yamuna, les filles.
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Une jeunesse allemande
Jean-Gabriel Périot (Réalisateur)
Date : 2015 - Durée : 01h33
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«Une jeunesse allemande» traite du terrorisme et du processus qui mène au passage à l’acte. Il relate l’histoire de la Fraction Armée Rouge, groupe d’extrême gauche auteur d’attentats dans l’Allemagne de l’Ouest des années 1970. Un nom que n’utilisera jamais la presse qui les surnommera «la Bande à Baader» ou «groupe Baader-Meinhof», noms des deux fondateurs. À partir du milieu des années 1960, une partie de la jeunesse allemande a envie de changer la société : elle veut se battre contre la guerre au Vietnam, et, à l’intérieur du pays, contre la présence d’anciens nazis dans les rouages de la société, et aussi contre l’anticommunisme. La réponse de l’État, de la police est violente dans la répression des manifestations, dans les conditions d’emprisonnement et le durcissement des lois. La première partie du film rassemble des images produites par les contestataires et des extraits de leurs interventions dans les médias. Avant de devenir des terroristes, ces jeunes gens, la plupart étudiants, cultivés, ont produit des écrits théoriques et des films. Ulrike Meinhof était journaliste, rédactrice en chef d’une revue de gauche (Konkret), réalisatrice ; d’autres, étudiants en cinéma, réalisaient des ciné-tracts, des films militants. Tous ont alors un seul objectif : changer la société de l'intérieur à travers le débat d'idées. La seconde partie témoigne du démarrage et de l'intensification de la lutte armée en utilisant les archives de la télévision et de la radio. Les reportages mettent en scène les attentats, la traque d’Ulrike Meinhof, puis l’arrestation en direct de Holger Meins, Gudrun Ensslin et Andreas Baader, les conditions de détention, les suicides. En 1977, après la mort des fondateurs, l'aventure de la RAF s'achève tandis que l'Histoire prend le relais. Refusant avec la même vigueur de condamner ou d'absoudre, «Une jeunesse allemande», conformément au projet de son réalisateur, a pour unique ambition d'exhumer des images du monde troublé d'hier pour nous permettre de réfléchir et d'agir face au monde troublé d'aujourd'hui.
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- Ernesto Che Guevara, le journal de BoliviePaysages résistants
- Langue
- français
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Kinshasa makambo
Date : 2018 - Durée : 01h14
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C'est l'espoir, une grande espérance, qui a porté ce film depuis 2013, l'espoir de voir bientôt un grand pays africain de 80 millions d'habitants, la République démocratique du Congo, accéder à la transition démocratique après des décennies de coups d'État, arrangements délictueux et morts violentes. Dieudo Hamadi, investi de la mission la plus noble du cinéaste, celle de témoigner de l'intérieur et au péril de sa vie de l'état de son pays, a voulu adosser son projet à l'engagement et aux convictions de trois jeunes Congolais : Christian, membre de l'UDPS, principal parti d'opposition fondé par Etienne Tshisekedi, Ben, ancien leader d'un mouvement de contestation et Jean-Marie, membre actif du mouvement citoyen "Quatrième Voie". Les élections présidentielles programmées en décembre 2016 pour élire un successeur à Joseph Kabila, à l'issue de 16 ans de gouvernance, ont été repoussées sine die par le pouvoir sept mois avant leur tenue (elle ont finalement eu lieu en décembre 2018). Cette décision a provoqué d'importants troubles et manifestations dans le pays et c'est à ce moment précis que le film commence à Kinshasa, capitale de la RDC. Comme à son habitude, Dieudo Hamadi campe magistralement le décor et les personnages. Les trois activistes sont présentés séparément, mais à travers le prisme des familles qui désapprouvent leur engagement sur le terrain. Dans les manifestations violentes (la police tire parfois à balles réelles) comme dans les réunions où l'on tente de s'organiser, de se (re)motiver et de se construire des objectifs communs, la caméra est au contact de la révolution en marche et de l'apprentissage parfois douloureux de la démocratie. La beauté du film, c'est d'avoir pressenti l'émergence de nouveaux modes de pensée et d'une conscience politique solide et durable chez les jeunes, une façon peut-être pour le réalisateur de conclure sur une note optimiste, quoi qu'il arrive.
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Maman Colonelle
Date : 2016 - Durée : 01h12
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La Colonelle Honorine Munyole travaille au sein de la police congolaise où elle est chargée de la protection des enfants et de la lutte contre les violences sexuelles. À travers le portrait de cette femme d’un courage et d’une ténacité hors du commun qui lutte pour que justice soit faite, le film aborde la question des violences faites aux femmes et aux enfants en République démocratique du Congo, de Bukavu à Kisangani. Si l'empathie est grande avec Honorine, on se prend à la plaindre autant qu'à l'admirer. Car le film ne cherche pas à raconter une belle histoire édifiante, il montre les difficultés quotidiennes que doit affronter une femme officier de police, chargée d'encadrer une équipe de policiers plutôt "amateurs", auxquels elle tente d'inculquer une régle quasi militaire bien éloignée de leurs habitudes. Manque de moyens et pauvreté endémique, le chemin est encore long pour la Colonelle Honorine, seule maîtresse à bord d'un bateau qui est bien prêt de sombrer.mais qui surnage encore, on ne sait par quel miracle.
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Qui était Kafka ?
Date : 2005 - Durée : 01h37
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Richard Dindo voulait depuis longtemps réaliser un film biographique sur Kafka, qui soit la description de son existence à partir de ses écrits biographiques. «[Le cinéma documentaire] doit trouver des mots et des phrases pour parler de ce qui n’existe plus, de ce qui n’est plus visible, de ce qu’il faut pouvoir s’imaginer». Puisqu’il n’existe plus de témoins de sa vie, le réalisateur a choisi des comédiens et des comédiennes qui jouent le rôle des personnes qui ont le mieux connu Kafka. Ils «parlent à la place des morts, avec des phrases que ceux-ci ont jadis écrites sur leur relation à Kafka». Ces «monologues intérieurs» évitent tout commentaire. Richard Dindo a ainsi mis en scène Max Brod, le meilleur ami de Kafka et son éditeur, qui a publié une biographie de Kafka en 1937 ; Milena Jesenskà, qui a écrit plusieurs lettres à Brod pour lui décrire sa relation avec Kafka ; Gustav Janouch, fils d’un collègue de travail de Kafka, qui l’a rencontré en 1920 et a publié ses conversations avec lui ; Dora Diamant, la seule femme avec laquelle Kafka a réellement vécu et qui a écrit une lettre à Max Brod après la mort de Kafka. En contrepoint de ces monologues, Sami Frey lit admirablement des extraits des «Lettres à Milena», des «Lettres à Felice Bauer», de la «Lettre au père» et du «Journal» de Kafka. A l’image, des photos et des films d’archives et de nombreuses vues de Prague aujourd’hui. «Il n’est peut-être pas essentiel pour lire un écrivain de connaître sa vie, mais plus on la connaît, plus la lecture de ses livres devient passionnante et lumineuse et mieux nous les comprenons. Je voudrais que le spectateur après ce film sache un peu mieux qui a été Kafka, quelle a été sa vérité intime et ce qu’il nous apprend aujourd’hui. Et que le spectateur comprenne un peu mieux ce qui se cache derrière l’écriture comme travail, comme souffrance, comme insomnie, comme solitude». (R. Dindo)
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- Arthur Rimbaud, une biographie, 1854-1891Le Mythe Kafka
- Langue
- français
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Ici Brazza [version audiodécrite]
Date : 2023 - Durée : 01h26
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Ici Brazza est la chronique de terrain d’une transformation radicale du paysage urbain à l'échelle d’un vaste secteur de la métropole bordelaise, situé le long de la Garonne.Brazza est un quartier de la rive droite de Bordeaux, nommé d'après un commissaire-général du gouvernement français en Afrique centrale. Si la rive gauche de la Garonne, sur laquelle la ville s'est historiquement développée, dédiait ses quais à l'import de fruits en provenance des colonies françaises, ici, résume un couple de retraités interrogé au début du film, "c'était que la saloperie, les charbonnages, les acides." Et longtemps, ça l'est resté : friches industrielles accueillant des usines d'engrais chimiques, chemins de fer abandonnés, sols pollués, eaux stagnantes, boue verdâtre, squats et camps de fortunes que le cinéaste cartographie avant d'y voir apparaître des panneaux transformant ce terrain vague de cinquante-trois hectares en opportunité immobilière, des policiers pour expulser manu militari ses occupants, des bulldozers et des grues pour ériger le projet rêvé par la municipalité d'un quartier "éco-responsable". Antoine Boutet a passé plusieurs années à filmer ce qu'il faut bien appeler, contre la promesse d'un nouvel art de vivre, la mort au travail. Comme dans un film structurel, le programme s'accomplit tel qu'annoncé, et c'est sans surprise que la nouvelle réalité promise ressemble à s'y méprendre à une modélisation sur AutoCAD. Mais entre le grand dessein architectural et les petits gestes du travail cinématographique par lesquels Boutet documente un territoire en pleine métamorphose – avec une assiduité et une inventivité constantes, du raz des fougères au sommet des grues, et par un travail sonore évoquant Tati – on sait qui, de l'éléphant blanc de l'urbanisme et de l'art termite du cinéma, survivra à l'autre. (Antoine Thirion - Cinéma du réel)
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La Guerre des centimes
Nader Samir Ayache (Réalisateur)
Date : 2019 - Durée : 00h37
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La Guerre des centimes retrace, le temps d’une livraison, la vie de deux coursiers à vélo à Paris. À travers le double portrait d’Omar et Marwenn, nous découvrons le quotidien de beaucoup de jeunes travailleur·ses, étudiant·es ou en reconversion professionnelle, français·es ou étranger·ères, qui prennent chaque jour des risques pour quelques euros. Pour filmer le quotidien des coursier·ères à vélo, Nader S. Ayache ne s’économise pas. À califourchon sur sa monture, le nez collé à son guidon, le réalisateur nous emmène dans le milieu fermé des livreur·ses. On leur a vendu d’être « leurs propres patron·nes », des horaires souples et des revenus conséquents. Cependant, le « travailler plus pour gagner plus » n'a pas l’air de relancer l’ascenseur social et l’ubérisation du travail semble plutôt bénéficier aux plateformes qu’à leurs employé·es – enfin, « entrepreneur·ses ». Entre des travailleur·ses nombreux·ses et facilement remplaçables, la solidarité est mise à l'épreuve par la concurrence pour obtenir des courses à des prix de plus en plus faibles. Entraide et amitié subsistent toutefois, conduisant à des embryons de revendications et d’actions communes. Au-delà des images de mobilisation documentant un mode de vie aux lendemains incertains et la précarisation du travail, Nader S. Ayache intègre une indéniable générosité ainsi qu’une inventivité formelle au sein d’un premier film fauché mais riche en trouvailles. Le réalisateur manie notamment des gros plans rappelant ici la spontanéité de la Nouvelle Vague, ailleurs un split screen surprenant nous renvoyant au Nouvel Hollywood. Ainsi, dans une forme légère et libre, il humanise les forçats des plateformes, montre leur débrouillardise et raconte des trajectoires singulières derrière les uniformes.
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- Titres liés
- On ira à Neuilly, inch'allahEn attendant les robots
- Langue
- français
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L'Affaire collective
Date : 2019 - Durée : 01h49
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Le 30 octobre 2015, un incendie tragique dévore le Colectiv Club à Bucarest faisant 26 victimes. Quand 36 blessés décèdent encore à l'hôpital, l’émotion devient alors nationale. L’enquête d’une équipe de journalistes révèle rapidement un scandale sanitaire sans précédent, symptôme d’une corruption endémique de l’appareil d’État roumain.Les visages sont fermés. En conférence de rédaction, l’heure est grave. L’équipe de Cătălin Tolontan est abasourdie par l’ampleur que prend leur enquête menée pour le quotidien Gazeta Sporturilor (Gazette des sports). Les journalistes ont mis à jour une faille sanitaire de taille dans le système de soins hospitaliers, à l’origine du décès des victimes du Colectiv Club.Les conséquences politiques sont immédiates. Le Premier ministre Victor Ponta et son gouvernement démissionnent. Mais Cătălin Tolontan et son équipe veulent comprendre comment les hôpitaux roumains sont devenus les plus dangereux d’Europe. Très vite, les journalistes découvrent un vaste système d’évasion fiscale et de surfacturation. De fil en aiguille, l’enquête chemine et révèle la corruption chronique qui gangrène le système hospitalier, impliquant parfois élus et politiques. Vlad Voiculescu, éphémère Ministre de la santé, décide d'assainir la gouvernance hospitalière. Sa ténacité est exemplaire, mais son espoir est mince à la veille de nouvelles élections législatives.La grande qualité de ce puissant thriller est à l’image de la vitalité de la presse comme contre-pouvoir démocratique en Roumanie : opiniâtre et intègre. L'affaire collective nous emmène partout dans les coulisses, en salle de rédaction, sur les plateaux de télévision, jusque dans le cabinet du Ministre de la santé. Malgré les intimidations et les invectives, les révélations éclatent au grand jour.Le scandale du Colectiv Club a provoqué un sursaut démocratique, malgré un climat de défiance politique persistant, qui se traduit par une abstention massive dans les urnes. La Commission européenne a néanmoins jugé en 2022 que le pays avait suffisamment progressé en matière de réformes judiciaires et de lutte contre la corruption ; clôturant ainsi officiellement son programme de surveillance de l'État de droit en Roumanie.
Des documentaires en VOD Les Yeux Docs
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Vidéo numériqueEïdi
Emmanuel Piton (Réalisateur)
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Vidéo numériqueAu cœur du bois
Claus Drexel (Réalisateur)
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Vidéo numériquePanaït Istrati, écrivain vagabond, 1884-1935
Hélène Lioult (Réalisateur)
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Mickey 17
Hot fuzz
Deux sœurs
Soldat bleu = Soldier Blue