Vidéo numérique
Au cœur du bois
Claus Drexel (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 01h30
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Il était une fois un bois encerclé par la ville. Il fut jadis une forêt, mais qui s’en souvient ? Dans le légendaire Bois de Boulogne, Samantha, Isidro, Geneviève et les autres font le plus vieux métier du monde. Entre confidences, humour et dignité, ils et elles nous emmènent au cœur du Bois. Après Au bord du monde (2013), qui s’intéressait à la vie nocturne des sans-abri à Paris, Claus Drexel poursuit un travail de visibilité et d’émancipation des habitants de la capitale vivant en marge de la société. Le cinéaste réalise un film pour le grand écran, très loin des images chocs consacrées aux travailleurs et travailleuses du sexe. Objectif grand angle, format scope, lumières et cadrages travaillés, tout est mis en place pour éloigner la crudité du réel. Les décors de ces tableaux en plans fixes sont recherchés : arbres majestueux, camionnettes rose bonbon, vue sur l’immensité sculpturale du lac. Ce travail sur l’image donne un caractère enchanté au Bois de Boulogne, qui semble peuplé de créatures magiques vivant dans les clairières. La mise en scène, à la frontière du fantastique, crée un dialogue formel quasi-théâtral avec les personnages hauts en couleur du Bois, qui jouent avec les codes de la séduction et du désir comme des acteurs de cinéma. La beauté des images et l’intensité de la comédie humaine mettent à distance les vécus, authentiques et parfois dramatiques. Les prostitués du Bois accueillent la noirceur du monde à la lisière de la ville dans un conte de fées réservé aux adultes. Dans sa décision de ne filmer que des indépendants et d’éviter les réseaux de proxénétisme, le réalisateur n’a pas voulu questionner la prostitution en tant que telle. Le film se cantonne aux portraits de personnes travaillant dans le Bois. Des êtres humains aux profils, âges et parcours très différents : parisiennes, banlieusards, immigrés. À travers leurs témoignages défilent les époques et l’histoire d’un métier. Sont évoquées notamment les conséquences des décisions politiques et juridiques sur leur quotidien, leur chiffre d'affaires ou leur sécurité. Depuis la Loi sur la pénalisation du client votée en 2016, la qualité de vie des prostituées de rue se détériore car elles perdent des clients. Ceux-ci privilégient dorénavant les rendez-vous privés pris sur le net ou par téléphone. La prostitution a apporté à chacun et chacune son lot de malheur et de consolations, entraînant regrets ou au contraire satisfaction d'allier indépendance et une certaine liberté.
Vidéo numérique
Retour à Reims [fragments]
Jean-Gabriel Périot (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 01h23
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Voyage singulier à travers le texte du sociologue et philosophe Didier Eribon, Retour à Reims (Fragments) raconte en archives une histoire intime et politique du monde ouvrier français de l'après-guerre à aujourd'hui. Les mots de Didier Eribon, dits par l’actrice Adèle Haenel, accompagnent Retour à Reims (fragments) de bout en bout, sans jamais réduire le film à une simple lecture «augmentée». L’œuvre cinématographique reprend toutefois à son compte la structure même du récit, le passionnant entrelacement que fait Eribon entre d’une part des éléments autobiographiques - son histoire familiale et son enfance à Reims dans une famille d’ouvriers - et d’autre part une réflexion de nature sociologique et politique sur les classes sociales et la construction des déterminismes sociaux. Les images et extraits qui composent ce film de montage sont issus du patrimoine cinématographique et télévisuel français (fictions, documentaires, actualités) et le film est découpé en deux mouvements: l’un fait entrer le spectateur dans la vie d’une famille ouvrière qui subit les aléas de sa condition, l’autre explique comment s’est organisée collectivement la résistance à ce quasi-esclavage. Le premier mouvement s’amorce avec un extrait de film sur les filles-mères, une ouverture symbolique qui souligne le statut particulièrement défavorable des femmes et qui sera suivie par l’évocation des avortements clandestins, du harcèlement sexuel, de la double journée des ouvrières, dites «émancipées» parce qu’elles ont un emploi en dehors du foyer. La vie des hommes n’est guère plus enviable, entre la dureté du travail à l’usine, les enfants trop nombreux à la maison et les beuveries entre copains. Le plus désespérant est sans doute la conscience de l’injustice du rapport de classe, conscience qui s’exprime dans le deuxième mouvement du film, à partir de l’appel de La Vie est à nous (1936) : «Camarade, reprends confiance, tu n’es pas seul». Le corps social se soude et se divise au rythme des espoirs et des désillusions qui agitent les époques. Bientôt, la classe ouvrière se détachera des partis politiques classiques pour rejoindre, d’abord timidement puis plus massivement, l’extrême droite. À ce tableau grinçant d’une population qui se referme sur elle-même, Jean-Gabriel Périot a voulu opposer en épilogue le réveil de la jeunesse, le retour de l'engagement et de l’action, la velléité de redonner du sens à la lutte, aux luttes, à toutes les luttes.
Vidéo numérique
Louis-René Des Forêts
Benoît Jacquot (Réalisateur)
Date : 1988 - Durée : 00h50
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
L’œuvre publiée de Louis-René des Forêts est rare, romans et récits essentiellement, fragments, manuscrits détruits ou inédits, dont seuls quelques extraits, parus en revues, sont la part visible. Écrivain secret, hanté par la question du langage et, à ce titre, extrêmement réticent à parler publiquement de son œuvre, Louis- René des Forêts a accepté de rompre son "vœu de silence". Aussi, ce film, le seul auquel il a accepté de participer, constitue-t-il un document important. Mais ce portrait ne livre pas seulement un témoignage du point de vue de la littérature, du rapport thématique au silence, de la passion pour la musique. Cette rencontre révèle une part de l’autobiographie de l’écrivain. L'écriture d’"Ostinato", au caractère fragmentaire voulu comme des "espèces d’épiphanies", traduit par la langue des moments de vie et exclut par sa nature même la perspective d’un aboutissement. La visite chez l’écrivain, menée par Benoît Jacquot et Jean-Benoît Puech, n’est pas sans air de parenté avec la forme et l’univers mêmes des récits de l’auteur du "Bavard" et de "La Chambre des enfants".
- Sujet
- Thème
- Langue
- français
Vidéo numérique
Au cœur du bois [version audiodécrite]
Claus Drexel (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 01h30
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Il était une fois un bois encerclé par la ville. Il fut jadis une forêt, mais qui s’en souvient ? Dans le légendaire Bois de Boulogne, Samantha, Isidro, Geneviève et les autres font le plus vieux métier du monde. Entre confidences, humour et dignité, ils et elles nous emmènent au cœur du Bois. Après Au bord du monde (2013), qui s’intéressait à la vie nocturne des sans-abri à Paris, Claus Drexel poursuit un travail de visibilité et d’émancipation des habitants de la capitale vivant en marge de la société. Le cinéaste réalise un film pour le grand écran, très loin des images chocs consacrées aux travailleurs et travailleuses du sexe. Objectif grand angle, format scope, lumières et cadrages travaillés, tout est mis en place pour éloigner la crudité du réel. Les décors de ces tableaux en plans fixes sont recherchés : arbres majestueux, camionnettes rose bonbon, vue sur l’immensité sculpturale du lac. Ce travail sur l’image donne un caractère enchanté au Bois de Boulogne, qui semble peuplé de créatures magiques vivant dans les clairières. La mise en scène, à la frontière du fantastique, crée un dialogue formel quasi-théâtral avec les personnages hauts en couleur du Bois, qui jouent avec les codes de la séduction et du désir comme des acteurs de cinéma. La beauté des images et l’intensité de la comédie humaine mettent à distance les vécus, authentiques et parfois dramatiques. Les prostitués du Bois accueillent la noirceur du monde à la lisière de la ville dans un conte de fées réservé aux adultes. Dans sa décision de ne filmer que des indépendants et d’éviter les réseaux de proxénétisme, le réalisateur n’a pas voulu questionner la prostitution en tant que telle. Le film se cantonne aux portraits de personnes travaillant dans le Bois. Des êtres humains aux profils, âges et parcours très différents : parisiennes, banlieusards, immigrés. À travers leurs témoignages défilent les époques et l’histoire d’un métier. Sont évoquées notamment les conséquences des décisions politiques et juridiques sur leur quotidien, leur chiffre d'affaires ou leur sécurité. Depuis la Loi sur la pénalisation du client votée en 2016, la qualité de vie des prostituées de rue se détériore car elles perdent des clients. Ceux-ci privilégient dorénavant les rendez-vous privés pris sur le net ou par téléphone. La prostitution a apporté à chacun et chacune son lot de malheur et de consolations, entraînant regrets ou au contraire satisfaction d'allier indépendance et une certaine liberté.
Vidéo numérique
Bovines, ou la vraie vie des vaches
Emmanuel Gras (Réalisateur)
Date : 2011 - Durée : 01h01
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Bovines est une expérience esthétique inédite dans laquelle le spectateur est projeté dans un pâturage auprès d’animaux imposants et fascinants : les vaches. Le film nous donne à voir, dans un temps quasi réel, l'existence a priori paisible des vaches, bêtes stoïques et massives qui peuplent ici le bocage normand, territoire possédant le charme des peintures de l’école anglaise du paysage. Chaque petit instant de la “vraie” vie des vaches est perçu dans sa matérialité et sa fragilité, et même, dans sa dramaticité. Du matin au soir, nous pouvons sentir la température changer, la pluie arriver, le froid les saisir, le poids des sabots dans la boue, l’envie impérieuse de manger des pommes, puis à nouveau, de revenir à l'herbe... Le film d’Emmanuel Gras invite à écouter des bruits quasi fantastiques de rumination, léchage, masticage et meuglement. Il donne aussi à voir avec beaucoup de pudeur et ce, sans un mot de commentaire, la naissance et la séparation des petits veaux d’avec leurs mères, conditionnée par l’élevage bovin. Ces instants de grâce, proprement poignants, sont livrés sans anthropomorphisme mais dans un grand respect du vivant. L’animal a probablement un autre rapport intelligible des choses mais vit une expérience sensorielle et sensible du monde que nous partageons. Entre la vache et nous, chacun peut sentir la chaleur des rayons du soleil ou l’humidité de l’herbe, être importuné par les mouches et connaître la douleur. Et dans leur force tranquille, ces animaux domestiques semblent nous dominer et nous inviter à penser notre propre condition. Ce film remarquable, non dénué d’humour, est à mettre devant tous les yeux et toutes les oreilles, y compris celles des plus jeunes. Il a d’ailleurs été sélectionné dans le programme École et cinéma, afin que les élèves puissent voir à quoi ressemble ce majestueux ruminant qui peuple nos assiettes et nos frigos.
Vidéo numérique
Retour
Pang-Chuan Huang (Réalisateur)
Date : 2017 - Durée : 00h19
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Originaire de l'île de Taïwan, le jeune cinéaste Pang-Chuan Huang a réalisé au Fresnoy-Studio national des arts contemporains un film autobiographique associant souvenirs personnels et archéologie familiale.Un voyage en train, du nord de la France aux confins de la Chine, commenté avec humour par l'auteur, sert d'épine dorsale à la redécouverte d'une mémoire oubliée. Le balancement du train aidant, les images crépitent et se mélangent jusqu'à former un tableau poétique et abstrait, dont le rythme s'accélère au fur et à mesure que le voyage avance. D'abord furtive et voilée, une photographie ancienne s'impose peu à peu comme un fragment de réalité dans cet environnement immatériel et doux. Elle représente le grand-père de Huang devant l'usine où il travaillait en 1948, au plus fort de la guerre civile chinoise. Dès lors, au voyage de retour et à ses sympathiques péripéties, racontées sur un ton badin, se superposent d'autres déplacements, imposés ceux-là, d'un homme pris malgré lui dans les remous de l'histoire.
Vidéo numérique
Henri Michaux
Alain Jaubert (Réalisateur)
Date : 1995 - Durée : 00h45
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
«Comment raconter la vie d'un homme qui a pris un soin extrême à effacer ses traces, à se cacher ?» s'interroge d'emblée Alain Jaubert réalisant une évocation filmée d'Henri Michaux. Et de tenir admirablement la gageure, en composant son film comme un jeu de piste. De Namur, où il naquit, jusqu'à Paris, en passant par quelques-unes des innombrables étapes de ce grand voyageur qui fut un temps marin, la caméra retrouve les lieux et les visages familiers, croisant au passage les noms de Franz Hellens ou Supervielle, qui encouragèrent ses débuts en littérature, tandis qu'un texte écrit en 1959 pour servir d'autobiographie sur le mode dérisoire sert de commentaire, admirablement mis en valeur par la voix de Claude Piéplu, à qui est également confiée la lecture des passages de ses livres. S'appuyant sur une documentation d'une richesse remarquable, dont les sources citées au générique composent une véritable anthologie des mouvements artistiques du vingtième siècle dans les domaines littéraire, pictural et même musical (photos de Gisèle Freund et Brassai, contributions de Norge - qui fut au collège le condisciple de Michaux -, Boulez ou Daniel Cordier, entre autres, manuscrits, premières éditions), le réalisateur utilise des moyens proprement cinématographiques pour créer un équivalent visuel à l'univers du poète.
- Sujet
- Thème
- Langue
- français
Vidéo numérique
Les Sorcières de l'Orient
Julien Faraut (Réalisateur)
Date : 2020 - Durée : 01h44
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Japon années 1960. Tandis que Tokyo, en pleine reconstruction, conforte son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières de l'usine textile Nichibo, baptisé les Sorcières de l’Orient, connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley-ball mondial. Avec une subtilité très relative, l’introduction se présente tout autant comme un avertissement (craignez ce que vous allez découvrir) que comme un hommage non exempt de fascination : on y voit un homme délivrer une femme et s’apercevoir un peu tard qu’il s’agit d’une sorcière, d’un de ces innombrables monstres gluants qui peuplent le bestiaire de l’animé, le cinéma d’animation japonais. L’effet d’effroi passé et le retour aux vues réelles opéré, les vraies « Sorcières » vont pouvoir entrer en scène, autour d’une table de restaurant à Kyoto. Âgées de près de 80 ans, elles n’ont pourtant rien oublié, à l’instar de la n°7 Matsumura, fille d’agriculteur, qui rentre dans l’équipe Nichibo après le lycée sportif. De souvenirs en souvenirs, l’histoire de l’équipe féminine de volley-ball prend forme, à travers un parcours très atypique et un asservissement de tous les instants à l’entreprise et à l’État (matin : travail à l'usine ; après-midi : entraînement au gymnase jusqu’à minuit). Le rôle de l’entraîneur est largement évoqué. Daïnatsu, le « démon » avait l’habitude de donner des surnoms à l’équipe, qui la « bouilloire », qui la « bougeotte », mais cette familiarité n’excluait pas l’abus de pouvoir. Est-ce un reflet de l’éducation des jeunes filles japonaises ? Contrairement aux nombreuses affaires d’emprise qui ont émaillé le sport au fil du temps, les volleyeuses ont toujours accepté cette discipline de fer, voyant plutôt leur entraîneur comme une figure paternelle.Diverses archives, souvent retravaillées, viennent à tour de rôle prendre le relais du récit oral : des dessins animés chargés de faire vibrer la fibre nationaliste, des reportages sur la technique de jeu, des vues du Japon d’après-guerre, en phase de ré-industrialisation, des images des compétitions enfin, comme la finale des JO de 1964, ensemble de plans panoramiques ralentis, quasi en apesanteur, qui signent la médaille d’or du Japon, et un total de 258 victoires sans défaites pour les « Sorcières ». Un record inégalé jusqu’à aujourd’hui.
Vidéo numérique
Les Belles Étrangères. Palestine
Mustapha Hasnaoui (Réalisateur)
Date : 1997 - Durée : 00h59
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Film réalisé à l’occasion de l’invitation en France de dix écrivains et poètes palestiniens dans le cadre des Belles Étrangères. Le réalisateur recueille la parole de Palestiniens ordinaires et celle de dix écrivains ou poètes, les uns exilés, les autres réfugiés dans leur propre patrie ou vivant dans les Territoires occupés. Ces paroles croisées évoquent les années noires de la guerre, la vie dans les camps ou la résistance à travers l'Intifada. Sami Al-Qassim, Mahmoud Darwich, Fadwa Touqan, Sahar Khalifa, Liana Badr, Elias Sanbar, Azzedine Al-Manacirah, Charib Al-Askalani, Zaki Al-Ileh et Rihad Beidas expriment les sentiments partagés qu'ils éprouvent pour cette terre et pour Jérusalem, ils parlent de l'exil, des camps, des villages détruits. Tous abordent les problématiques développées dans leurs œuvres, expliquent comment l'écriture est née et pourquoi ils écrivent. Cette série de courts entretiens est illustrée d'images d'archives et comprend des lectures d'extraits d'œuvres ou de poèmes.
- Sujet
- Thème
- Langue
- français
Vidéo numérique
Beau joueur
Delphine Gleize (Réalisateur)
Date : 2019 - Durée : 01h43
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
«J’ai imaginé "Beau joueur" comme le roman d’un dépit amoureux et la chanson d’une reconquête. Une équipe de rugby qui a conquis la liste convoitée du Top 14 est une équipe qui a touché du doigt, dans un enthousiasme débordant, un Graal fragile, adoubée par un public dont la ferveur est réputée inégalable» (D. Gleize). "Beau joueur" travaille habilement un suspense dans le style hitchcockien. Le film se présente dès le départ comme le récit d’un échec à venir. Il est difficile de le regarder sans appréhension, dès lors que l’on sait qu’il y a une bombe dissimulée sous les sièges des tribunes. Malgré la passion et la flamboyance, l’équipe de l’Aviron bayonnais rugby pro, récemment promue en première division, peine à défendre sa place dans le Top 14 dès le début du tournoi de la saison 2016-2017. La “beauté” des joueurs prend ici plusieurs sens, entre la force sensuelle des corps et la capacité des athlètes à “encaisser” comme des guerriers. Beaux joueurs tout autant que bons joueurs, ils doivent accepter de perdre, garder la tête haute, malgré l’enchaînement des scores calamiteux. À l’issue du combat, à l'heure de la défaite, ces gladiateurs ne sont plus des héros, ils sont redevenus des hommes.La réalisatrice ne filme jamais l’Aviron bayonnais en action sur la pelouse. Elle laisse les images de matchs aux chaînes de télévision et s’intéresse à tout ce qui se passe autour : les grincements des crampons sur le sol carrelé des vestiaires, les plaies pansées et couturées, la méticulosité à poser ses «straps» et à répéter les mêmes gestes. "Beau joueur" est aussi un film sensible, musical, bien qu’il traite de la virilité et s’imprègne longuement de l’ambiance des vestiaires. Les musiques et la voix off de la réalisatrice forment un contrepoint sonore à même de transmettre l’universalité de la tragédie en cours.Delphine Gleize, qui a réalisé de nombreux films de fiction (Sale Battars, Carnages, La Permission de minuit), est familière de ce milieu masculin. Petite, elle accompagnait régulièrement son père au stade le dimanche, quand il jouait des matchs amateurs. Cette équipe de rugbymen cabossés, elle a donc décidé de la filmer seule. Seule au contact de ces géants magnifiques, seule pour comprendre ce qui se cache dans la tête des joueurs. De beaux joueurs pour un beau film, qui convoque la force utopique du collectif dans un rapport très subjectif au réel.
Vidéo numérique
Miniyamba
Luc Perez (Réalisateur)
Date : 2013 - Durée : 00h14
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
L'esprit de Miniyamba, Grand Serpent protecteur et tyran des villages décrit par la mythologie soninké d'Afrique de l'Ouest, irrigue l'histoire dessinée que raconte Luc Perez. C'est une histoire très contemporaine, triste car on y parle de mort et joyeuse car la musique de Moussa Diallo et les sons cristallins du n'goni résonnent tout au long du film. Comme les dizaines de milliers de personnes qui chaque jour dans le monde quittent leur terre natale, Abdu, un musicien malien, et le jeune Bakari rencontré en chemin ont decidé de gagner l'Europe. De Bourem (région de Gao) à Aguelhoc, au sud de Tessalit, en plein désert, le convoi brinquebalant des émigrés juchés sur le camion fait route vers la frontière algérienne, puis gagne le Maroc, Tétouan et Bel Younech, paradis des vacanciers devenu l'enfer des migrants, jusqu'à l'enclave espagnole de Ceuta. Ils ont dû abandonner leurs dernières richesses pour payer les passeurs, mais ce sacrifice ne les protège pas des embûches qui se multiplient sur la route : débarquement impromptu du camion lors du passage des frontières, longues marches à pied en plein désert, bivouacs, chaleur torride et froid glacial, lassitude des corps et des esprits et toujours, la dangerosité de la rapacité humaine, l'exploitation, la corruption. Comme dans la vraie vie, seul un très petit nombre réussira à franchir le double grillage barbelé qui sépare le Maroc de l'enclave et à passer en Espagne. Les autres mourront sur place sous les balles de la police ou seront refoulés dans le désert. Amoureux du blues (le film est dédié à Robert Johnson et à Ali Farka Touré), Luc Perez a voulu que la musique traditionnelle malienne sous-tende l'action du film et réchauffe l'image de ses accords envoûtants. Réhaussés et dynamisés par le flux musical, les dessins s'animent de couleurs vives et de textures soyeuses jusqu'à nous faire comprendre de manière explicite, sans jamais nous brusquer, la tragédie que vit une grande partie de l'humanité.
Vidéo numérique
La Terre abandonnée
Gilles Laurent (Réalisateur)
Date : 2016 - Durée : 01h13
Pour accéder à cette vidéo, vous devez être inscrit en
bibliothèque de prêt et
saisir votre numéro de
compte lecteur et votre mot de passe
après avoir cliqué sur
"Consulter la vidéo"
.
Après la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, les habitants de la région contaminée ont été déplacés et hébergés dans des abris provisoires. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont souhaité ou accepté de quitter leurs maisons. Quelques rares individus ont refusé de partir, défiant les autorités et la police. En 2016, une équipe de cinéma belge est allée à la rencontre de ces irréductibles Japonais, et notamment de trois d’entre eux, deux hommes et une femme vivant à Tomioka, dans ce que l’on appelle la zone interdite. Tous se disent en pleine forme mais sont très pessimistes quant aux chances de redémarrage de l’économie de la région, voire aux chances de survie du pays tout entier. Selon eux, la radioactivité est là et pour longtemps, la décontamination est un leurre et toute culture est inutile puisque les fruits et légumes ne sont pas commercialisables. Plus grave, la défiance envers le pouvoir politique et Tepco (l’Edf japonais), accusés de mettre en danger la population, est totale.Pourtant, certains anciens habitants commencent à remettre en état leurs maisons, avec l’aide de bénévoles venus de tout le Japon. Timidement et avec beaucoup de méfiance, la population prend le chemin du retour. Dans le tableau très sombre que le film dépeint brille une lueur d’espoir : le temps, qui efface les (mauvais) souvenirs. Quand les inquiétudes s’apaiseront, la vie pourra reprendre.Avec Naoto Matsumura, Yasutaka Matsumura, Shinichi Hangai, Toshiko Hangai, Tamotsu Sato, Toshiko Sato.
- Sujet
- Thème
- Titres liés
- At(h)ome
- Langue
- japonais
Il y en a pour tous les goûts avec vos avis (avis)
Mickey 17
Hot fuzz
Deux sœurs
Soldat bleu = Soldier Blue