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Abécédaire du polar (R à U)
Benoit Cohen (Réalisateur) - Loïc Jourdain (Réalisateur) - Philippe Baillon (Réalisateur)
Date : 1999 - Durée : 00h52
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La série se propose de recréer l’univers du genre policier en 26 films de 13 minutes . Chaque film correspond à une lettre de l’alphabet, et renvoie à un nom célèbre ou à un mot singulier. Les intervenants, écrivains, journalistes, critiques de cinéma, réalisateurs, spécialistes divers sont filmés dans des décors évoquant le sujet traité. Une sélection de 3 ou 4 livres se rapportant au thème traité est proposée au générique de fin de chaque film. Cette partie couvre les lettres R à U: R pour "Racisme", avec Didier Daeninckx, écrivain ; S pour "Simenon", avec Pierre Assouline, écrivain et journaliste ; T pour "Tardi", Jacques Tardi, dessinateur, par lui-même ; U pour "Underwood", la machine à écrire, avec Antoine de Gaudemar, rédacteur en chef à «Libération».
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Watch over me
Farida Pacha (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 01h32
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Mani et Sini travaillent avec le Dr. Reena Sharma pour dispenser des soins palliatifs à domicile à New Delhi. Face à la mort, ils accompagnent les malades et leur famille. Leur soutien s'avère crucial pour apprivoiser la maladie, rendre la vie à nouveau possible.“Finalement, être est tout ce qui importe”. Cansupport est une organisation qui accompagne en Inde les malades du cancer à leur domicile. L’organisation non gouvernementale mène un combat exemplaire dans toute l’Inde, qui manque cruellement à l'Hôpital d’unités de fin de vie, souvent inaccessibles pour les plus démunis. Titulaire d’un Bachelor of medicine and surgery en soins palliatifs de l’Université de Cardiff au Pays de Galles, Dr. Reena Sharma coordonne avec son équipe spécialisée, l’action de bénévoles aux domiciles des malades. Leur intervention est rapide mais les traitements manquent la plupart du temps. Leur rôle difficile n’est pas tant de soigner que d’apprivoiser la mort, pour le malade comme pour les familles.Watch over me (Prends soin de moi) nous emmène au plus près de l’intimité des malades, chez eux, dans les moments de désespoir comme dans les moments d’espoir. Car rien n’est jamais écrit à l’avance. En matière de cancer, les rémissions les plus improbables peuvent toujours triompher.
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José Saramago, le temps d'une mémoire
Carmen Castillo (Réalisateur)
Date : 2003 - Durée : 01h09
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Rencontre avec l'écrivain portugais José Saramago, âgé de 80 ans, à Lanzarote en Espagne où il vit. S'exprimant avec un mélange de sérieux et d'humour, il aborde successivement son rapport au passé, à l'écriture, à la langue portugaise, les personnages de ses livres, les traces et le temps. Sa femme (et traductrice) Pilar del Rio souligne l'engagement politique de l'écrivain, notamment auprès des «sans terre» du Chiapas, du Brésil. La réalisatrice rencontre également le photographe Sebastiao Salgado avec qui José Saramago a publié un livre sur les paysans du Brésil. José Saramago retrouve le compositeur Azio Corghi à Rome avec qui il a travaillé sur plusieurs pièces de musique. Pour finir, il visite le musée Copernic à Rome et rencontre l'astrophysicien David Elbaz à qui il fait part de sa conception du temps. Un beau portrait, un film sensible qui ressemble à son modèle et permet d'aborder, comme l'écrit la réalisatrice : «l'habitant de sa mémoire, de la mémoire de sa ville, de son pays et de sa langue, l'écrivain qui explore sans se lasser des traces laissées dans la pierre, dans le sol et dans les mots, par la succession des générations humaines, le conteur qui sait découvrir dans chaque vie anonyme, si grise qu'elle paraisse, la richesse cachée d'une aventure singulière.»
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- Thème
- Langue
- français
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Joyeux Noël, Yiwu
Mladen Kovačević (Réalisateur)
Date : 2020 - Durée : 01h34
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Yiwu est une ville de plus d'un million d'habitants située à 300 kilomètres de Shanghai. Dès le mois d’octobre, les usines de la ville travaillent à la confection des décorations de Noël, qui seront expédiées par conteneurs entiers sur les marchés occidentaux. Derrière la féérie du strass de Noël, le système du 966 impose comme ailleurs en Chine, de très longues journées de travail de 9h, 6 jours sur 6.En 1972, Michelangelo Antonioni est sans doute le dernier cinéaste européen à filmer un pays encore très fermé (Chung Kuo, Cina), avant que le gouvernement ne décrète en 1978 l'ère du “socialisme à la chinoise”. Depuis que “s'enrichir est glorieux”, cinéastes et photographes occidentaux sont nombreux à admirer avec terreur et fascination les paysages manufacturés chinois. La transformation accélérée de “l’atelier du monde”, l’expression date aussi des années 70, concentre les ouvriers dans des usines toujours plus grandes, dépendant d’infrastructures toujours plus gigantesques.Le film du cinéaste serbe aborde la question du travail non pas dans les grandes villes manufacturières, mais dans les ateliers d’une ville moyenne à l’échelle chinoise, spécialisée dans une production entièrement tournée vers l’exportation. Une manière de ne pas opposer consommateurs et producteurs, de souligner la porosité d’un marché toujours plus mondialisé. Ainsi en Occident Noël est férié, c’est un moment chômé en famille. En Chine, ouvrières et ouvriers s’activent dans de modestes ateliers, pour livrer à temps les décorations qui illumineront les foyers des premiers. Si les gestes sont au cœur du projet du film, les conversations adressent des questions universelles portées par la jeunesse ouvrière. Quel bonheur espérer ? Quelle “gloire” attendre ? À Yiwu, le capitalisme est à visage humain. Le “Boss” et son directeur ne sont pas de grands patrons inaccessibles. La prospérité de la famille, au sens de la société toute entière, est une injonction cardinale à laquelle chaque Chinois doit se plier, sans jamais rechigner. Pourtant, une forme de mélancolie surprend finalement le spectateur à l’écoute des espoirs discrètement exprimés, au détour d’une conversation ou d’une chanson romantique.
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Au cœur du bois [version audiodécrite]
Claus Drexel (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 01h30
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Il était une fois un bois encerclé par la ville. Il fut jadis une forêt, mais qui s’en souvient ? Dans le légendaire Bois de Boulogne, Samantha, Isidro, Geneviève et les autres font le plus vieux métier du monde. Entre confidences, humour et dignité, ils et elles nous emmènent au cœur du Bois. Après Au bord du monde (2013), qui s’intéressait à la vie nocturne des sans-abri à Paris, Claus Drexel poursuit un travail de visibilité et d’émancipation des habitants de la capitale vivant en marge de la société. Le cinéaste réalise un film pour le grand écran, très loin des images chocs consacrées aux travailleurs et travailleuses du sexe. Objectif grand angle, format scope, lumières et cadrages travaillés, tout est mis en place pour éloigner la crudité du réel. Les décors de ces tableaux en plans fixes sont recherchés : arbres majestueux, camionnettes rose bonbon, vue sur l’immensité sculpturale du lac. Ce travail sur l’image donne un caractère enchanté au Bois de Boulogne, qui semble peuplé de créatures magiques vivant dans les clairières. La mise en scène, à la frontière du fantastique, crée un dialogue formel quasi-théâtral avec les personnages hauts en couleur du Bois, qui jouent avec les codes de la séduction et du désir comme des acteurs de cinéma. La beauté des images et l’intensité de la comédie humaine mettent à distance les vécus, authentiques et parfois dramatiques. Les prostitués du Bois accueillent la noirceur du monde à la lisière de la ville dans un conte de fées réservé aux adultes. Dans sa décision de ne filmer que des indépendants et d’éviter les réseaux de proxénétisme, le réalisateur n’a pas voulu questionner la prostitution en tant que telle. Le film se cantonne aux portraits de personnes travaillant dans le Bois. Des êtres humains aux profils, âges et parcours très différents : parisiennes, banlieusards, immigrés. À travers leurs témoignages défilent les époques et l’histoire d’un métier. Sont évoquées notamment les conséquences des décisions politiques et juridiques sur leur quotidien, leur chiffre d'affaires ou leur sécurité. Depuis la Loi sur la pénalisation du client votée en 2016, la qualité de vie des prostituées de rue se détériore car elles perdent des clients. Ceux-ci privilégient dorénavant les rendez-vous privés pris sur le net ou par téléphone. La prostitution a apporté à chacun et chacune son lot de malheur et de consolations, entraînant regrets ou au contraire satisfaction d'allier indépendance et une certaine liberté.
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Après le rouge
Marie Sizorn (Réalisateur)
Date : 2022 - Durée : 00h14
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En Haute-Corse, les habitants d’un village ont vécu un gigantesque incendie. Marie Sizorn travaille la mémoire de l'événement qui a traumatisé les villageois et marqué durablement leur paysage.Le monde est immense et plein de dangers. Tempêtes, inondations, coulées de boue, incendies, les éléments naturels se déchaînent de plus en plus fréquemment sur les lieux de vie des animaux et des humains, à la ville comme à la campagne, en France comme à l’étranger. On entend désormais parler tous les ans dans les médias des mégafeux, des feux extrêmes ayant pour conséquence des dégâts exceptionnels sur de très grandes surfaces. On se souvient du dramatique incendie en Gironde en 2022 ayant avalé plus de 30 000 hectares de forêt dans le massif des Landes de Gascogne et des millions d’hectares partis en fumée en Russie, au Canada, en Espagne ou en Australie. La Corse, entre forêt et sécheresse, est aussi un territoire sujet à de nombreux incendies. Le village de Chiatra présenté dans “Après le rouge” en a connu deux en l’espace d’une quarantaine d'années. Un premier, l’été 1983, a failli engloutir le village. Un feu de forêt l’a de nouveau encerclé dans la nuit du 3 janvier 2018. Le feu, élément essentiel à la vie et aux civilisations humaines, peut anéantir tout sur son passage et prendre des proportions dramatiques, horrifiques, infernales. La réalisatrice Marie Sizorn part de sa propre fascination devant un brasier pour créer un lien avec les personnes rencontrées. À travers le portrait de trois témoins, Caroline, Pascal et Michel, elle permet, avec une mise en scène d’une grande sobriété et élégance, l'expression des habitants après les destructions causées par l’incendie. Il faut dire que les villageois ont bien du mal à trouver les mots pour raconter cet événement traumatisant. Tous se remémorent devant les paysages de la région les aspects sensoriels de la catastrophe : visions rougies, sons tonitruants et odeurs de bois brûlé. Chaque plan rend compréhensible l’attachement des habitants à leurs montagnes, leurs forêts et leurs bêtes : leurs terres. Au sein de cadres naturels très esthétiques, la cinéaste, qui vient de l’art vidéo, s’attarde sur un tronc calciné, une plante qui repousse. Elle filme la forêt et ses brumes matinales. Comme si le brouillard se confondait avec les fumées de l'incendie, lointain mais toujours réminiscent. Les photographies prises par les villageois permettent de se représenter l’image manquante de cette nuit, celle des flammes, dévorant tout.
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Loin de vous j'ai grandi [version audiodécrite]
Marie Dumora (Réalisateur)
Date : 2020 - Durée : 01h42
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Depuis longtemps, Nicolas vit séparé de sa famille, dans un foyer en Alsace. Quand il ne lit pas L’Odyssée en bande dessinée ou qu’il ne joue pas dans les bois avec son ami Saef, le jeune adolescent de 13 ans retrouve parfois sa mère, Sabrina, pour un baptême, une virée à la fête foraine ou une grenadine. Cinéaste et documentariste, Marie Dumora construit patiemment une œuvre considérable, à l’échelle de la vie humaine mais centrée sur un territoire bien délimité, l’Alsace-Lorraine. Cela fait 20 ans qu’elle filme le destin de deux sœurs, Sabrina et Belinda, rencontrées enfants dans un foyer d’accueil, et les personnages qui gravitent autour d’elles entre Mulhouse et Forbach. Loin de vous j’ai grandi évolue par allers-retours entre la petite enfance et l’adolescence de Nicolas, le fils de Sabrina, dont le baptême clôturait l'un des précédents films de Dumora, Je voudrais aimer personne (2008). Dans ce film, Sabrina exprimait devant la caméra sa difficulté à remplir son rôle de jeune mère de 16 ans. Quelques mois plus tard, elle devait placer Nicolas en foyer, vouant son fils à l’existence solitaire qu’elle avait elle-même connue. Le nouveau film propose une boucle, du baptême de Nicolas à celui de sa petite sœur, événement important pour la vie du garçon car Sabrina a créé autour de son deuxième enfant un nouveau cocon familial dont l’aîné est exclu. Marie Dumora filme les effets du temps et surtout, de la distance. Nicolas lui dévoile son monde intérieur depuis l’intimité de sa chambre, un monde auquel sa propre mère n’a pas ou peu accès. Certaines familles ont pour mythe fondateur la tragédie et la rupture. Non loin du foyer où habite l’adolescent se trouvait un camp d’internement nazi dans lequel les arrière-grands-parents de Nicolas ont été déportés pendant la seconde guerre mondiale en tant que membres de la communauté yéniche, une ethnie semi-nomade de l’Est de l’Europe. De la petite à la grande histoire, la trajectoire de Nicolas, émerveillé par les récits d’aventure d’Homère et de Jack London, devient une épopée moderne, comme si le nomadisme se transmettait à travers les générations. Le jeune garçon dévore les aventures d’Ulysse dans l’Odyssée et se sent prêt à traverser les mers, comme son ami Saef qui a beaucoup voyagé avant d’émigrer en Alsace. Le personnage mythique caractérise, encore une fois, le passage du temps. Nicolas, à son image, a grandi en exil loin des siens et devra trouver sa place dans sa famille et dans le monde.
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Une leçon particulière de musique avec Nikita Magaloff
Thierry P. Benizeau (Réalisateur)
Date : 1989 - Durée : 00h52
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«Ces leçons sont un moyen de faire connaître les œuvres musicales de l'intérieur, un moyen de les faire aimer » (Olivier Bernager). La leçon particulière de Nikita Magaloff est une visite, chez lui, dans sa maison de la région de Montreux. Cet illustre pianiste né à Saint-Pétersbourg, avant la révolution d'octobre, a traversé le siècle en jouant ses contemporains, Rachmaniroff, Ravel, Prokofiev, mais aussi en interprétant le répertoire classique et romantique avec rigueur et poésie. Sa mémoire phénoménale et sa parfaite intimité avec les œuvres en font un professeur recherché. Thierry Benizeau a filmé le maître lors de brillantes leçons d'interprétation avec de jeunes lauréats de concours internationaux. Nikita Magaloff et ses élèves travaillent: Chopin, Ballade n°2 en fa majeur ; Schubert, Impromptu n°2 en mi bémol majeur ; Schumann, Phantasiestücke. Nikita Magaloff joue lui-même la Barcarolle en fa dièse majeur de Chopin, l'Impromptu n°2 de Schubert et Tango, de Stravinsky.
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Adieu Sauvage
Sergio Guataquira Sarmiento (Réalisateur)
Date : 2023 - Durée : 01h32
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Le réalisateur Sergio Guataquira Sarmiento retourne en Colombie pour réaliser un film sur une épidémie de suicides dans les communautés amérindiennes. C’est l’occasion pour lui de renouer avec ses racines oubliées. On connaît les risques de l’exil : en quittant son pays, on se condamne à ne plus adhérer ni à sa culture d’origine, ni à sa terre d’accueil, à vivre éternellement dans un entre-deux. Sergio Guataquira Sarmiento réinvestit la question en la liant à un exil statique et intérieur : les peuples indigènes de Colombie, comme ceux des autres pays d’Amérique du Sud, n’ont pas eu à quitter leur contrée pour vivre cette expérience douloureuse, seulement à se voir encercler par une civilisation qui a exploité leurs ressources et créé autour d’eux un nouvel ailleurs. Dans la jungle du Vaupés, Sergio, venu de Belgique où il vit depuis des années, rencontre Laureano, membre du peuple cacua qui parle aussi l’espagnol et se propose de l’accueillir dans son village. Paradoxe : son nom à consonance indigène avait valu à Sergio les brimades de ses camarades de classe, mais ici, il est vu comme un Blanc.Auprès de ces familles vivant de façon autosuffisante, sa présence est superfétatoire. Tout au plus peut-il apporter à ses hôtes un mot absent de leur vocabulaire : « nostalgie ». Ce sentiment doux-amer présent d’emblée dans les mots de Sergio, pleins d’autodérision, comme dans les délicates nuances de gris de la photographie, finit par étreindre le film tout entier. Mais avant de repartir pour son exil éternel, Sergio aura au moins pu échanger avec Laureano comme on ne le fait qu’avec un ami, en observant la cime des arbres depuis une montagne, avant que les contours de ce paysage immémorial soient engloutis par le soleil couchant. (Olivia Cooper-Hadjian, Cinéma du réel 2023)
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Of Men and War
Laurent Bécue-Renard (Réalisateur)
Date : 2014 - Durée : 02h22
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Rapatriés sains et saufs mais l’esprit en morceaux d’Irak ou d’Afghanistan, une douzaine de jeunes soldats américains tentent de retrouver une vie normale après l’expérience traumatisante du front. Ils ont été admis au Pathway Home (foyer des vétérans de guerre) de Yountville, Californie, en 2008 pour suivre une thérapie de cinq ans destinée à guérir leur « PTSD » (syndrome de stress post-traumatique). Après " De guerre lasses ", film qui témoignait dans les années 1990 du difficile retour à la vie de jeunes veuves de guerre bosniaques, Laurent Bécue-Renard, réalisateur et producteur français, poursuit sa réflexion sur les traces psychiques de la guerre avec ce deuxième volet de la trilogie " Une généalogie de la colère ". Steve, Kacy, Matt, Dave, Roger, Trevor et les autres soldats du foyer des vétérans de guerre participent à des séances de thérapie de groupe, où chacun est invité à dérouler (revivre) le récit des horreurs de la guerre. Entre les séances, les hommes suivent aussi des programmes de relaxation. Quoique muet, le spectateur est invité à jouer pleinement son rôle de témoin, car Laurent Bécue-Renard a placé la caméra derrière le thérapeute, un ancien du Vietnam dont on entend la voix, mais que l'on verra peu à l’image. Le dévoilement, l’accouchement par la voie des mots ne se font que dans d’extrêmes douleurs, et pourtant ça finit par sortir, en un chapelet d’insanités. D’abord strictement limité aux espaces du foyer, le film prend peu à peu de la distance pour s’intéresser aux familles des soldats, parents, femmes et enfants qui vivent très mal la violence et la peur qu’ils éprouvent face à de véritables bombes humaines. Le film montre quelques hommes qui tentent de se reconstruire, mais pour combien de temps ? Les gestes du quotidien et plus particulièrement ceux qui devraient être apaisants sont contaminés par la guerre : un père porte son fils comme il porterait un fusil mitrailleur, un autre se déplace avec sa fille juchée sur ses épaules de la même façon que s’il avançait en terrain miné. Symboliquement, ils nous rappellent que ces hommes ne pourront jamais oublier, mais peut-être, dans le meilleur des cas, apprivoiser leur obsession et vivre avec.
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Un chant nègre, Léopold Sédar Senghor
Jean-Denis Bonan (Réalisateur)
Date : 2006 - Durée : 00h52
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Portrait du poète francophone et homme d'État sénégalais Léopold Sédar Senghor, réalisé à l'occasion du centenaire de sa naissance. Le film se présente comme un récit biographique et raconte, par un tissage d'archives filmées et photographiées de lieux, de scènes et de personnages rencontrés aujourd'hui, le combat de Léopold Sédar Senghor, chantre inspiré de la négritude: sa naissance et son enfance à Joal, petite ville du pays Sérère, au bord de l'Atlantique, sa scolarité au collège Libermann de Dakar, puis ses années d'études universitaires à Paris, où en 1935, il est reçu à l'agrégation de grammaire. En février 1940, il est affecté dans un régiment d'infanterie coloniale, fait prisonnier au mois de juin de la même année, puis libéré en 1942 pour raison de santé. En 1945, il est élu député des campagnes sénégalaises. Il publie "Femme nue, femme noire" qui va devenir une sorte d'hymne de la négritude. En septembre1960, Senghor est élu président de la République du Sénégal. Il le demeurera pendant vingt ans jusqu'à ce qu'il quitte volontairement le pouvoir pour laisser sa place à Abdou Diouf. Il s'installe alors en Basse-Normandie: l'homme de pouvoir s'est effacé derrière le bureau du poète. Tout au long de ce parcours, et qui le jalonnera, les témoignages et les hommages d'artistes et d'écrivains qui l'ont connu, aimé et soutenu dans son combat. Tel le poète mauricien Edouard Maunick: «La négritude, c'est le retour à l'aube de l'homme, à l'initial de ce qu'il est». Ou Doudou Ndiaye Rose, virtuose de la percussion Sabar: «Pour être nègre, il faut aimer notre patrimoine er notre culture». Ou encore Amadou Lamine Sall, fondateur de la Maison africaine de la Poésie Internationale et l'un des plus importants poètes de l'Afrique francophone contemporaine. Quant à la jeune génération, elle aussi admiratrice du grand poète, elle sera représentée par le sculpteur sénégalais Ndary Lo, le danseur Papa Sy et le chanteur Maïssa M'Baye. Visionnaire, Senghor aura exprimé mieux que personne les vertus du métissage, la vocation des cultures à s'interpénétrer et à s'enrichir les unes les autres.
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Uncanny Valley, la vallée de l'étrange
Paul Wenninger (Réalisateur)
Date : 2015 - Durée : 00h13
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Le titre du film, de prime abord énigmatique, révèle la nature profonde de l’expérience qui est menée par le réalisateur Paul Wenninger, à travers un épisode traumatisant d’une journée sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale. "Uncanny Valley" est un concept imaginé par le roboticien japonais Masahiro Mori. Selon cette théorie, l’anthropomorphisme hyper-réaliste qui devient la norme dans la conception des robots androïdes engendre au départ un malaise et un rejet de la part des êtres humains, confrontés à l’image d’un «semblable» profondément différent. Mais, une fois traversé une zone de tolérance ou plutôt de résistance, une "vallée dérangeante" selon M. Mori, les robots androïdes les plus humanisés sont finalement les mieux acceptés par les hommes. Le film s’appuie sur cette théorie, tout en fonctionnant sur un scénario inverse : à priori, rien ne nous permet de douter de l’humanité des soldats qui rampent dans le tréfonds des tranchés pour échapper aux obus ou qui se risquent à s'infiltrer à travers les lignes ennemies, prêts au combat corps à corps à la baïonnette et à l’attaque surprise à la grenade. Un vrai documentaire, qui a la particularité d’être réalisé en pixillation, technique d’animation image par image de vues réelles, de personnages réels. Tout est vrai. Tout, sauf… La scène finale opère à cet égard une incroyable pirouette, révélant la profondeur inattendue et psychanalytique (comment ne pas penser à "L’inquiétante étrangeté" freudienne) du message porté par le film. Au-delà de son formalisme strict de journal de guerre, "Uncanny Valley" pose au spectateur des questions vertigineuses sur la condition humaine.
Il y en a pour tous les goûts avec vos avis (avis)
Mickey 17
Hot fuzz
Deux sœurs
Soldat bleu = Soldier Blue