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Sélection Les Yeux Docs
Vidéo numérique
Cueille le jour
Guillaume de la Forest Divonne (Réalisateur)
Date : 2019 - Durée : 00h24
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Grand-père a chez lui une armoire pleine de souvenirs. J'ai voulu y plonger. Quasi centenaire, des monuments d'histoires lui sont revenus en tête et il m'a raconté comment il eut la volonté de fixer quelques brins de mémoire pour enrayer l’inexorable avancée du temps. Mon grand-père était médecin de campagne à Milly-la-Forêt. Passionné par son métier, il y a consacré sa vie. Il en a évidemment récolté énormément d’anecdotes dont il nous a fait la narration depuis notre plus tendre enfance. Entre toutes ses aventures dans lesquelles tant de vies humaines ont été sauvées, il nous conte sa rencontre chevaleresque avec ma grand-mère : dans un bal, alors qu’il ne trouvait pas de cavalière pour danser un tango, il aperçoit Kristina, étudiante venue de Finlande dans le Paris d’après guerre, et l’invite à danser. C’est le coup de foudre, il décide de la retrouver en Finlande et de s’y marier. (Guillaume de la Forest Divonne.)
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- Mamacita
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Vidéo numérique
Lèv la tèt dann fènwar
Date : 2021 - Durée : 00h51
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Jean-René est un ancien ouvrier venu travailler en France métropolitaine à l’âge de 17 ans. Enrôlé dans le cadre du BUMIDOM, le retraité n’a jamais délivré son histoire. Sa fille cinéaste entreprend de retisser les liens invisibles qui les relient tous les deux à La Réunion, par-delà l’océan et le temps. Derrière l'acronyme BUMIDOM, Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d'outre-mer, le déplacement de plus de 170 000 travailleur·ses depuis les territoires ultramarins. Organisée par le gouvernement français de 1963 à 1981, cette immigration économique d’Antillais, de Guyanais et de Réunionnais a profondément affecté la démographie ultramarine. Pour ces nombreux jeunes hommes et quelques femmes, l’épopée a pris la forme d’un aller parfois sans retour. La coupure brutale avec leur famille ne s’est pas toujours cicatrisée. Derrière les images heureuses de la vie en métropole de Jean-René entrevues dans le film, l’interrogation sur son identité entre ici et là-bas, semble perpétuelle. Érika Étangsalé est plasticienne. Elle questionne par le cinéma son patrimoine ultramarin, hérité de son père et la nostalgie d’une vie laissée derrière soi. Elle travaille cette mélancolie en convoquant l’imaginaire visuel des paysages intérieurs de l’Île volcanique. La présence palpable de la nature est dans son film un véhicule de la confession, une matière propice à la mise en récit des souvenirs. Si Jean-René n’a pas d’amertume, sa fille est partie là-bas chercher des réponses. À la Réunion, elle a rencontré des hommes silencieux et d’autres avec qui elle partage une certaine forme de colère et de tristesse, “un sentiment d’irrésolu” comme elle le dit joliment. Jean-René parvient finalement à transmettre à sa fille les fragments d’une histoire occultée par l’esclavage. Comme le patronyme Étangsalé le suggère, leurs ancêtres ont sans doute été ces esclaves marrons, réfugiés dans les fières montagnes de l'île. Mais seuls désormais, les rêves en gardent encore la mémoire.
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- Like Dolls, I'll Rise
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- français
Vidéo numérique
Amour en Galilée
Nader Chalhoub (Réalisateur) - Layla Menhem (Réalisateur)
Date : 2021 - Durée : 00h20
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À travers le récit introspectif de Faten, Amour en Galilée explore le parcours d’une femme libanaise, de l’oppression sociale et familiale à une émancipation solitaire, portée par des gestes quotidiens et un retour à la terre de ses origines. Alternant portraits intimes et paysages du Sud-Liban, le film célèbre la résilience féminine et l’espoir d’une liberté conquise. La voix off, lente et réfléchie, d’une femme libanaise retrace les étapes marquantes de sa vie : la précoce découverte de l’injustice, l’acceptation des normes familiales, religieuses et sociales, puis le conflit naissant avec son père, alors qu’elle devient femme. Son mariage arrangé, censé lui offrir une place au sein de la communauté, ne lui apporte ni amour, ni liberté. Au contraire, il accentue son isolement et fait écho à la perte de l’amour du père. Le divorce constitue une fracture radicale : plus qu’une rupture avec son époux, c’est une transgression des injonctions de la société libanaise. Faten quitte alors ce modèle imposé et retourne dans son village natal du Sud-Liban. Ce retour, plus qu’un exil, marque le début d’une reconstruction. Entourée par les collines de son enfance, elle trouve dans la vie solitaire une liberté nouvelle. Dans cette maison ouverte sur l’extérieur – où une fenêtre donne sur les collines et un toit sur le ciel –, Faten redessine son monde : elle cultive ses plantes, fait du yoga, danse seule. Ces gestes modestes deviennent des actes politiques, une façon de réaffirmer sa place. L’ouverture du film se fait métaphore : un panoramique sur une crête sèche s’arrête sur un arbre solitaire, enraciné malgré un sol hostile. Ce symbole irrigue le récit : ce qui semble contraint, figé, peut toujours croître. Et c’est à l’ombre d’un arbre que Faten retrouve ses amies. Ensemble, elles parlent, s’entraident, se conseillent, et puis chantent. Dans ce Sud-Liban filmé avec une attention documentaire, les lieux témoignent de la ségrégation des genres : les hommes fument la chicha entre eux dans des cafés qu’ils dominent, tandis que les femmes se retrouvent aux abords de la ville. Les réalisateurs Nader Chalhoub et Layla Menhem alternent portraits serrés et plans larges, où sont autant filmées Faten que les collines. Dans ces paysages, le corps et la voix de Faten se réinscrivent. « Et moi, comme ma terre, j'ai été blessée, affrontée et réprimée », confie-t-elle..
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- Village de femmes
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- arabe
Vidéo numérique
Roland Gori. Une époque sans esprit
Date : 2020 - Durée : 01h10
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Aujourd’hui, nous vivons dans un monde sans esprit où la marchandise et le spectacle ont envahi nos existences, où au nom de la rentabilité, la quantité a remplacé la qualité dans tous les domaines. Ce film propose un portrait intime de Roland Gori, psychanalyste, universitaire et essayiste, connu pour ses combats contre la marchandisation de l’existence et la dépréciation des métiers. Simplement, attentivement, avec le souci de saisir au vol une pensée complexe et de la transmettre au monde, Xavier Gayan a toqué à la porte du psychanalyste Roland Gori, installant son dispositif filmique au domicile marseillais de ce praticien très actif, initiateur en 2008 de l’Appel des appels, qui réunit des professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture opposés à l’idéologie destructrice de la norme et de la performance. Les premières minutes du film se déroulent dans le bureau de Roland Gori, où celui-ci entame un dialogue fécond avec la caméra qui le scrute et se rapproche insensiblement. C’est un moment où le spectateur, pourvu qu'il soit attentif, peut s’ouvrir au monde mystérieux de l’analyse, à travers des thématiques qui guident sa compréhension et l’invitent à réfléchir à des notions-clé de la thérapie psychanalytique, comme le manque ou l’écoute. Roland Gori a très tôt observé la désagrégation des relations humaines dans la société, effet pervers qu’il attribue à la progression de l'idéologie néo-libérale et à ses théories : la notion d’utilité opposée à celle de plaisir, mise en œuvre notamment dans l’éducation des enfants, le quadrillage des comportements sociaux, la culture du chiffre et de l’évaluation imposée par les experts. Divers participants viennent enrichir le portrait de Roland Gori et apporter leur soutien à son combat : la philosophe Barbara Cassin, le médecin Marie-José del Volgo, les éditeurs Henri Trubert et Sophie Marinopoulos, le directeur de théâtre Richard Martin. Émaillé de citations d’auteurs (Benjamin, Freud, Lacan, Foucault, Negroponte…), le film se clôt sur la question de la liberté, que le penseur marseillais évoque sans détour : « Je sais ce que je dois à ceux qui m’ont formé, mais je ne sais pas si je suis un homme libre. Le pays n’est plus qu’une assemblée de copropriétaires. C’est la liberté privée, amputée de sa part politique. »
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- Jean Sénac, le forgeron du soleilLes Poètes sont encore vivants
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- français
Vidéo numérique
Braguino
Clément Cogitore (Réalisateur)
Date : 2017 - Durée : 00h49
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Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées deux familles, les Braguine et les Kiline. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Elles y vivent en autarcie, selon leurs propres règles et principes. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Sur une île du fleuve, une autre communauté se construit : celle des enfants. Libre, imprévisible, farouche. Entre la crainte de l’autre, des bêtes sauvages, et la joie offerte par l’immensité de la forêt, se joue ici un conte cruel dans lequel la tension et la peur dessinent la géographie d’un conflit ancestral. L'idée de départ de Clément Cogitore était de faire un film sur l'enfance et la vie recluse, loin de toute société humaine. Par une journaliste russe, il a découvert l'existence des "Vieux-Croyants", une confession orthodoxe qui remonte au 17ème siècle, une communauté qui s'est enfoncée de plus en plus loin dans les bois pour échapper à l'autorité de l'Église et de l'État. Il entend aussi parler d'un homme qui a échappé à cette communauté vers 1970 pour fonder son propre monde en Sibérie orientale, Sacha Braguine. Au cours des deux voyages qu'il fait à Braguino (six jours sans caméra puis, quatre ans plus tard, dix jours pour tourner), Cogitore doit faire face à une situation inédite pour un cinéaste: filmer un conflit de voisinage entre deux familles qui se haïssent, du point de vue d'une seule famille, celle qui l'accueille. C'est au montage que la structure définitive du film se met en place: «La scène de l’ours, celle de l'arrivée des braconniers, et enfin la scène qui se déroule sur cette île réservée aux enfants, étaient pour moi les temps forts du récit. Ces trois moments se sont déroulés durant les trois derniers jours du tournage, ce qui est assez vertigineux. "À quoi ça tient un film ?" Pas juste un film réussi ou un film raté, mais cette hésitation entre un film et pas de film du tout. C’est assez angoissant de prendre conscience que tout cela tient à énormément de hasards, d'accidents. Avant, j’avais filmé des paroles, des gestes, mais à un moment donné, on touche à quelque chose qui dépasse le simple récit de la vie quotidienne. On rentre dans le cinéma. Dans un film documentaire, on ne peut pas fabriquer ces instants. On les attend et on les espère !» "Braguino" a également fait l'objet d'une exposition, "Braguino ou la communauté impossible" présentée au BAL (Paris) du 15 septembre au 23 décembre 2017.
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- Dans les boisLettre de Sibérie
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- russe
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Guru, une famille hijra
Laurie Colson (Réalisateur) - Axelle Le Dauphin (Réalisateur)
Date : 2015 - Durée : 01h14
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Au temps des dieux hindous, on raconte qu'un roi marié à une déesse s'est émasculé devant sa femme pour devenir femme à son tour. Les hijras, ni hommes, ni femmes, communauté transgenre traditionnelle de l'Inde, se revendiquent de cet acte fondateur et vont se prosterner et danser chaque année au pied du temple de la légende. Biologiquement, les hijras sont des hommes, eux-mêmes émasculés ou en attente d'une opération qui les réconciliera avec leur corps. Leur statut et leur prestige sont très liés à leur état physique, selon qu'ils sont hermaphrodites, émasculés ou porteurs d'organes génitaux mâles, ce dernier état étant le plus fréquent. Les deux réalisatrices ont suivi pendant plusieurs mois une famille de hijras d'Inde du Sud, de la région du Tamil Nadu , berceau des communautés transgenres. Elles sont huit "filles", recueillies par une guru, puissante matrone qui leur sert de mère, soeur, amie et, bien sûr, modèle. Sous sa direction, les hijras mendient dans la rue, dans les trains et rapportent le fruit de leur quête, qui n'est pas maigre puisqu'elles inspirent une certaine crainte aux hommes, ayant le pouvoir de bénir et maudire la population. Elles se livrent aussi à la prostitution, ce que le film n'aborde qu'en filigrane, préférant se concentrer sur la vie quotidienne et les relations parfois explosives de ces neuf femmes entre elles. Avec : Lakshmi Amma, la guru, Silky Preema, Priyanka, Trisha, Kuyili, Durga, Mahima, Vasundhara et Yamuna, les filles.
Vidéo numérique
Cinéastes au Centre - Amir Naderi
Date : 2018 - Durée : 00h22
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"J'ai dédié ma vie au cinéma car il m'a aidé à décrire de manière intense et sincère ma vie d'enfant des rues..." Entretien avec Amir Naderi dans le cadre de la rétrospective que le Centre Pompidou a consacrée au cinéaste iranien du 5 avril au 17 juin 2018.
- Sujet
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- othr
Vidéo numérique
Le Grand Plongeoir
Axel Danielson (Réalisateur) - Maximilien Van Aertryck (Réalisateur)
Date : 2016 - Durée : 00h17
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"Ma tête me dit de sauter, mais mon coeur me dit de ne pas y aller". Des nageurs d'une piscine publique, en Suède, ont accepté le défi des réalisateurs : monter au grand plongeoir, à dix mètres de la surface de l'eau, et attendre deux minutes avant de prendre la décision de sauter, ou pas. Le plongeoir est truffé de micros pour recueillir les réactions à chaud. Le montage alterne les tentatives de saut de personnes des deux sexes, de tous âges (jusqu'à 78 ans) et origines, seules ou en duo. Le dispositif se compose d'une caméra braquée sur le plongeoir, tandis qu'une deuxième embrasse la verticalité des équipements, du plongeoir jusqu'au bassin, et qu'une troisième réalise les prises de vue sous-marines. Les réalisateurs utilisent tour à tour différents procédés pour animer et diversifier les scènes (ralentis, split-screen, panoramiques verticaux). En haut, loin de la terre ferme et de toute sécurité, des drames se nouent, jusqu'à trouver des accents shakespeariens pour exprimer, dans la majorité des cas, le doute qui saisit l'être humain au moment de se mettre volontairement en danger, de se surpasser pour sa propre satisfaction ou pour valoriser son image. En haut, les incantations alternent avec les prières ou les jurons, la gestuelle corporelle traduit la fébrilité, l'accélération cardiaque, la difficulté de concentration. Dix petits mètres sufisent à révéler les forces et les faiblesses de chacun. Les réalisateurs, qui ont voulu tracer un portrait peu conformiste de la société, se sont régalés à mettre en parallèle une femme âgée qui surmonte avec brio sa peur du vide et un bel homme tatoué qui redescend honteusement par l'échelle. Malgré l'humour qui sous-tend les dialogues et situations, l'ambiance est plutôt sérieuse, voire austère, jusqu'au plan final qui convoque "L'Hymne à la joie" de Beethoven sur un ultime saut assorti de figures acrobatiques. La peur envolée, ne reste que la beauté du geste.
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- Titres liés
- Bains publics
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Vidéo numérique
Saint-Denis roman
Date : 1987 - Durée : 00h46
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En juillet 1986, l'écrivain Bernard Noël s'installe à Saint-Denis dans un petit studio d'une résidence pour personnes âgées, sur proposition du Conseil général de la Seine Saint-Denis qui, comme à deux autres écrivains, François Bon et Didier Daeninckx, lui demande d'écrire -sous la forme qu'il aura lui-même choisie- la teneur de l'expérience qu'il va vivre: une enquête sur le bonheur. Complice, la caméra de Claudine Bories suit Bernard Noël lors de son installation à Saint-Denis et pendant toute la durée de l'expérience, soit cinq mois au cours desquels Bernard Noël va enquêter sur le bonheur et essayer de répondre à la question: qu'est-ce qu'être heureux à Saint-Denis en 1986 ?
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- français
Vidéo numérique
Le Mythe Kafka
Date : 1995 - Durée : 00h48
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La construction de cette évocation filmée de Kafka suit de façon chronologique la biographie de l'écrivain, racontée en voix off et illustrée par différents documents –photographies, manuscrits, films d'archives de la Prague d'avant-guerre– et de rares fragments d'entretiens (Max Brod, l'ami de toujours qui révéla son œuvre, une nièce, fille de sa sœur préférée). Les éléments essentiels, par ailleurs largement connus, de cette vie sans événements majeurs sont confrontés à des extraits de la "Lettre au père" qui en orientent l'interprétation, révélant une grande tension intérieure. En conclusion, est rapidement évoqué l'immense retentissement de l'œuvre de Kafka. Mais cette œuvre, la lit-on vraiment ? Dérangeant quelque peu les idées reçues, les interventions critiques de Marthe Robert, appuyées sur une longue fréquentation de l'auteur, constituent finalement le point le plus éclairant de ce document de facture un peu conventionnelle, et invitent à une véritable découverte de l'écrivain Kafka.
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- Qui était Kafka ?
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- français
Vidéo numérique
Belle de nuit, Grisélidis Réal autoportraits
Marie-Ève de Grave (Réalisateur)
Date : 2016 - Durée : 01h14
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Écrivain, peintre et prostituée, Grisélidis Réal a voulu faire de sa vie une oeuvre d'art, refusant de se soumettre aux normes sociales et morales de son milieu et de son époque. Le film déroule le long écheveau de sa biographie, de sa jeunesse de "putain révolutionnaire" à ses derniers instants dans le calme d'une maison de soins dans la campagne suisse. La voix gouailleuse de Grisélidis et la conviction qu'elle imprime à chacune de ses paroles vient convaincre le spectateur de sa profonde honnêteté intellectuelle. Elle affirme, elle explique, elle se livre : que l'on adhère ou pas à ses principes, que l'on soit choqué ou pas par ses propositions libertaires, un respect s'installe, une curiosité naît, savamment distillés par la réalisatrice Marie-Ève de Grave qui a voulu favoriser la rencontre avec la femme et l'artiste, sans pour autant gommer les excès de cette personnalité hors normes. Grisélidis Réal est l'auteur de plusieurs ouvrages autobiographiques, dont "Le Noir est une couleur" (Verticales, 2005) ; "La Passe imaginaire" (Verticales, 2006) ; "Suis-je encore vivante ?" Journal de prison (Verticales/phase deux, 2008). Ses archives littéraires sont déposées à la bibliothèque de Berne et la documentation importante qu'elle a réunie sur la prostitution a été confiée à l'association genevoise Aspasie.
Vidéo numérique
Cassandro The Exotico!
Date : 2018 - Durée : 01h10
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Enveloppé dans sa toge, Cassandro pose sur l'affiche du film qui le représente en vainqueur, à mi-chemin entre l'empereur romain Titus et l'un des Chevaliers du zodiaque. D'un côté le magnanime, de l'autre l'impitoyable, c'est l'apanage des grands champions, au catch comme dans d'autres sports. Au Mexique, à Juarez près de la frontière américaine, le catch s'appelle Lucha libre, une variante qui a elle-même donné naissance à une variété très particulière de lutteurs, les Exoticos, qui revendiquent leur homosexualité et utilisent le travestissement féminin (maquillage, faux cils, cheveux permanentés, justaucorps bariolé et très échancré) en guise de costume de scène. Lorsque Marie Losier rencontre Cassandro, il est en fin de carrière, le corps disloqué par trop d'années de vols planés, de torsions des membres, de chutes sournoises et de performances déchaînées, le mental marqué par les violences subies dans l'enfance et la compagnie délétère de l'alcool et des drogues. Il reste toutefois un magnifique athlète, promenant avec élégance une anatomie robuste, aux muscles saillants et à la peau élastique. Ce corps magnétique attire la caméra, avide de percer le mystère de l'homme. C'est une grâce que l'on doit rendre à Marie Losier, de toujours placer l'humain au centre de ses films, d'épouser le parcours de ses personnages et d'assumer leurs décrochages, voire leurs sorties de route, sans se décourager. La complicité est ici poussée à son maximum, la caméra n'étant plus cet objet froid, noir et métallique, mais un oeil vivant qui se pose sur une étoile adulée par tout un peuple et découvre dans cet être inaccessible un homme fragile et émouvant. «Je pense que c'est mon amitié avec Cassandro qui a fait ce film, parce que je ne sais pas être autrement avec une caméra et avec quelqu'un. Cassandro est un personnage exubérant, très proche d'un personnage fellinien. J'avais des images de ce qu'un luchador pouvait être à travers le cinéma des années 1950. Je me suis finalement peu documenté sur l'état de la lucha libre à l'heure actuelle: ce manque de connaissance m'empêche aussi d'avoir des à priori et me donne une liberté totale à partir du moment où la confiance est établie. Dès lors, je peux me permettre de pousser la personne filmée, tout autant qu'elle peut me pousser, dans des extrêmes». (extrait de l'entretien entre Marie Losier et Cédric Lépine, réalisé au Festival international de La Rochelle en juillet 2018)
Des documentaires en VOD Les Yeux Docs
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Vidéo numériqueLe Grand Plongeoir
Axel Danielson (Réalisateur)
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Vidéo numériqueUn chant nègre, Léopold Sédar Senghor
Jean-Denis Bonan (Réalisateur)
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Vidéo numériqueLa Combattante
Camille Ponsin (Réalisateur)
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Mickey 17
Hot fuzz
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