Le banzo désigne la nostalgie mortelle qui frappait les Noirs esclaves arrivés d’Afrique. Tite-Maria est là à écouter les histoires des uns et des autres, pour les raconter plus tard. Des histoires de misère, d’injustice, de violence où se débattent les favelados. Car la favela, enfer et lieu de vie malgré tout, va être détruite. Elle parle des femmes, des mères dignes et solidaires dans la douleur et porteuses d’espoir pour leurs enfants. L’écriture particulière de Conceiçâo Evaristo, fluide et poétique, fait résonner en nous les voix des laissés-pour –compte de la société brésilienne.Conceiçâo Evaristo a vécu dans une favela de Belo Horizonte. Ella a écrit ce livre en 1985-1986. Il devait être publié pour la commémoration du centenaire de l’abolition de l’esclavage.