Dans un palace au bord de la Méditerranée, près de Tunis, peu de temps après la chute de Ben Ali. Deux clientèles se regardent en chiens de faïence. D'un côté, des hommes, rescapés de la guerre en Libye et qui ont subi de graves mutilations. De l'autre, des femmes qui se relèvent d'opérations de chirurgie esthétique. Rafika, Madjeb, Naïma et Hassen se demandent comment fuir ce lieu morbide.
Autour de la piscine d’un palace tunisien se côtoient deux groupes : d’un côté des hommes rescapés de la guerre en Libye ont subi de graves mutilations, de l’autre des femmes se remettent d’opérations de chirurgie esthétique. Deux types de corps souffrants, des hommes « diminués » et des femmes « augmentées », que l’on découvre par la voix de quatre personnages. A partir d’une anecdote réelle, Arno Bertina compose une tragicomédie puissante, drôle parfois, poignante souvent. Il raconte admirablement les corps qui disent les guerres mais aussi les diktats de nos sociétés.