Oui, Membrane est un récit queer taïwanais des années 90 d’influence cyberpunk, mais pas que… Véritable roman SF créatif, il nous décrit une société sous-marine, des multinationales qui alimentent les guerres androïdes de surface, des innovations biotechnologiques, des esthéticiennes érigées en super-stars… Grâce à une construction narrative coulée sur les pensées de l'héroïne, sans pathos, nous suivons Momo, star de l’esthétique enfermée dans un huis-clos personnel constitué de peaux, de crèmes et de souvenirs traumatiques. Et ce jusqu’à la déconstruction finale sidérante: qu’est-ce qui définit l’identité d’un individu ? Saluons le travail éditorial autour du texte: postface éclairante, avant-propos de l’auteur...