Le champ, c’est celui situé près de la ferme familiale de l’auteur, et où fut enterré en mai 1945 l’un des pires criminels nazis, Odilo Globocnik, suicidé en avalant une capsule de cyanure. Comment vivre avec ce cadavre, lorsqu’ on grandit en Carinthie autrichienne dans les années 50 et que sa propre famille considère que le nazisme était un régime tout à fait convenable ? Dans la lignée de Thomas Bernhard ou Elfriede Jelinek, le romancier interpelle directement son père pour qu’il s'explique sur son silence et son indifférence. Une tentative de faire advenir par l’écriture des paroles qui auraient dû être prononcées en temps voulu.